Queensryche, c'était du métal,
c'était du prog. En deux mots, c'était
du prog métal. En 1997, le groupe vire
de bord avec Hear In The Now Frontier. Ensuite,
le gratteux s'en va et les fans ont vite fait
d'expliquer l'échec artistique de Q2K (hormis
le très sympa When The Rain Comes).
Tel Steve Howe dans Yes, Chris De
Garmo serait donc la tête pensante du groupe,
le leader incontesté, le compositeur de
génie. Tel Steve Howe dans Yes, c'est pas
gagné.
Qu'en est-il donc de ce Tribe ?
Eh bien, contre toute attente (le mienne tout
du moins), Queensryche continue à faire
du pop rock assez banal et peu intéressant.
Lorsqu'on ne pense pas à Bon Jovi (Losing
Myself, on dirait Keep The Faith), les compos
sont à la limite de la guimauve imbuvable
voire quasiment matinées jouvencelle, comme
on dit lorsqu'on est comptable (private joke).
Le groupe se contente bien souvent de trouver
une petite mélodie et l'utilise ensuite
à l'excès pour que le morceau dure
4 minutes.
Au final, on s'emmerde un peu. Open
s'avère être assez sympa (Great Divide,
c'est la même chanson) ainsi qu'une ou deux
autres. Mais dans l'ensemble, mon dieu que c'est
facile !
Beaucoup disent que Queensryche
est un groupe mort. Pour une fois, je vais me
rallier à tout le monde. En attendant le
prochain album, comme toujours.
