The Seven Angels
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No Return ----------------------------
The Looking Glass -----------------
In Quest For -------------------------
The Final Sacrifice -----------------
Neverland ----------------------------
Anywhere -----------------------------
Chalice Of Agony ------------------
Memory ------------------------------
Into The Unknown -----------------
2
1
2
2
3
1
3
1
1
3
Voici donc qu'arrive dans nos oreilles fragiles
le deuxième opus d'Avantasia, l'opéra
métal. Le système est toujours le
même. Sammet compose du Edguy et chante
tout lui même, laissant quelques passages
à une tripotée de chanteurs talentueux
qui font ici office de sous-fifres sous employés.
Ce que j'avais reproché à la première
partie - soit le manque d'originalité,
l'inutilité des autres chanteurs, la faiblesse
musicale - est toujours présent. Les compos
sont relativement plates, les guitaristes solistes
se font discrets et il y a une certaine uniformité
d'ensemble qui fatigue vite. Comme pour la première
partie, l'important est ici le casting alléchant
et l'entrain.
- Le casting est manifestement mal utilisé.
Ainsi, on écoute tel morceau pour entendre
Kiske, tel autre pour le couillu Rob Rock ou encore
pour le plaisir d'entendre quelques duos, etc...
Mais au final, on a tout de même tendance
à n'entendre que Sammet qui s'exprime comme
s'il était dans un album d'Edguy. Dommage.
- Quand à l'entrain, la mission est plutôt
accomplie. L'objectif était l'efficacité
et inutile de préciser que c'est totalement
réussi. Peut être un peu moins direct
que le premier mais tout autant accrocheur.
Au niveau des différences,
Sammet a forcé sur les choeurs (The Looking
Glass), les solos de grattes bien que rares sont
relativement bons (The Seven Angels, The Looking
Glass, Anywhere), sans oublier les arrivées
de Bob Catley au chant avec sa voix à la
Rod Stewart et Timo Tolkki qui passe du rang peu
enviable de narrateur (sur un seul morceau) à
celui de guitariste.
Mais tout ceci n'empêche pas la désagréable
impression de déjà vu. Et cela malgré
quelques passages de bravoure tel le final de
The Seven Angels avec le duo Hansen/Matos, un
bon Richter dans The Final Sacrifice et deux bonnes
ballades (In Quest For et Anywhere) qui manquent
cependant d'un peu de piment pour relever la sauce.
Disons que l'album est un peu à l'image
du dernier morceau, Into The Unknown. On apprécie
la voix de Sharon Den Adel sur deux lignes de
chant. Puis Tobias Sammet débarque pour
se la jouer mister Vibrato et le morceau se termine
par des chiées de choristes et un possible
solo de Tolkki totalement avorté. Tout
ceci n'est pas fondamentalement mauvais (Into
The Unknown est même l'un des meilleurs
morceaux de l'abum) mais je suis convaincu que
Sammet peut faire bien mieux que nous ressortir
ses éternels tics de composition et de
chant.
Comme je l'avais déjà dit, Sammet
a Edguy pour faire du Edguy. Pourquoi s'obstiner
à faire la même chose alors qu'il
a à sa disposition autant de bons chanteurs
et musiciens ?
A nouveau, je peux dire que je suis
déçu par Avantasia même si
je n'en attendais rien de particulier. Pas grand
chose ressort de cet album si ce n'est de la bonne
humeur. Les musiciens ont pris du plaisir mais
pas moi. Serais-je donc devenu trop vieux pour
apprécier ce genre de musique qui faisait
mes beaux jours il y a encore 3 ans ?
Enfin, efficace mais peu novateur,
j'ai l'impression que cet album s'adresse uniquement
aux aficionados de Sammet et c'est bien triste.
Mais selon l'expression employée : Les
fans y trouveront leur compte, comme toujours.
Chant : M.Kiske,
O Hartman, R.Rock, K.Hansen, A.Matos, B.Catley,
D.Defeis, T.Sammet, R.Zdiarstek, S.Den Adel Musiciens sur les titres 1 à 9 :
Guitares : H.Richter
Basse : M.Großkopf
Batterie : A.Holzwarth
Sur The Seven Angels :
Guitares : T.Tolkki
Sur The Final Sacrifice et Memory
:
Guitares : J.Ludwig
Sur Into The Unknown :
Guitares : N.Meiritz
& T.Tolkki
Basse : T.Sammet
Batterie : Eric Singer