A l'occasion de ma chronique de
Black Hand Inn et étant toujours avide
d'aventures rocambolesques, je me suis rendu à
l'île de la Tortue, dans les Caraïbes,
afin de rencontrer le leader de Running Wild,
Rolf Kasparek. C'est dans une gargote dégueulasse
que débute notre entrevue.
Moi : Bonjour monsieur Kasparek.
Rolf Kasparek : Non, petit, pas de ça entre
nous. Appelle moi Rock n' Rolf, comme tout le
monde.
Moi : Très bien Rock n' Rolf.
N'y allons pas par quatre chemins. Les compos
de Black Hand Inn sont bien sympas, les solos
bien envoyés et les histoires de pirates
rigolotes. Mais pourquoi diable composez-vous
toujours le même morceau ?
RK : En réalité, ce n'est pas toujours
le même morceau. Vous êtes de mauvaise
fois. Si vous écoutez bien la piste 5 de
Black Hand Inn, à moment donné,
il y a un mi bémol alors qu'il est évident
que dans tous les autres titres, c'est un ré
dièse. Et puis Genesis (The
Making And The Fall Of Man), c'est une
reprise de Du Rhum, Des Femmes de Soldat Louis.
Moi : Ah oui, effectivement, vous
avez raison. Mais il n'empêche que toutes
les autres chansons, ce sont les mêmes.
Il fut un temps où je ne connaissais qu'un
seul morceau de Running Wild, c'était Rebel
At Heart (Masquerade) et je me rends compte aujourd'hui
que des comme ça, vous en avez composés
plus d'une centaine.
RK : C'est possible mais c'est à cause
du thème abordé. Quand on traite
de la piraterie, on tourne vite en rond.
Moi : Eh bien, changez donc de thème.
RK : Non, je ne peux pas, l'imagerie de Running
Wild est basée sur ça depuis 20
ans. C'est trop tard maintenant. Et puis regardez
! (il lève son bras gauche et brandit un
menaçant crochet).
Moi : Vous vous êtes fait
amputer volontairement la main pour y mettre un
horrible crochet ??
RK : Non, en fait, c'est pour de faux.
Moi : Ah... et le perroquet que
vous avez sur l'épaule ?
RK : En plastique.
Moi : D'accord. Bon, rendez vous
dans 25 ans pour toujours le même album
alors.
RK : Ok, j'y serais.