Lorsque
vient septembre, que les voisins commencent à
jouer du marteau à 8h30 le samedi matin
(je vais lui faire la peau à ce petit con),
il est important pour le chroniqueur de se remettre
en jambe tout en regardant les championnats du
monde d'athlétisme. C'est ainsi
que le sympathique Passepartout (quel bel homme)
et moi-même vous offrons une dizaine de
rapides chroniques des albums que nous avons écoutés
durant les dernières semaines. Evidemment,
tout ce que nous écoutons est absolument
génial selon les dires de tout un chacun.
Seulement, comment peut-on décemment croire
quelqu'un qui se nomme "tout un chacun"
???
Pour fêter
la rentrée et parce que nous savons que
vous aimez bien ça, on vous promet que
dans ces 10 chroniques, on ne se retient pas.
Les fans des groupes Epica et Enchant, il est
encore temps de partir. Je vous conseille plutôt
les deux adresses suivantes : site
officiel d'Epica, site
officiel d'Enchant.
AEROSMITH
NINE LIVES (1997)
01. Nine Lives
02. Falling in Love (Is Hard on the Knees)
03. Hole in My Soul
04. Taste Of India
05. Full Circle
06. Something's Gotta Give
07. Ain't That A Bitch
08. The Farm
09. Crash
10. Kiss Your Past Good-Bye
11. Pink
12. Attitude Adjusment
13. Fallen Angels
14. Fall Together
Nine
Lives est l'avant dernier album d'Aerosmith,
groupe antédiluvien qui officiait
déjà il y a 30 ans (c'est
dire !).
Heureusement
pour nous, même après toutes
ces années, Steven Tyler continue
à faire des grimaces. Nous n'avons
donc pas tout perdu.
Evidemment,
je vois les mauvaises langues me dire
qu'Aerosmith, ce n'est plus ce que c'était,
que leur musique n'est plus guère
hard, que tout ceci est un peu trop facile
et que le groupe, loin d'être essentiel,
pousse le vice jusqu'à faire des
clips avec des gars qui fabriquent des
femmes dans des laboratoires. Mais quelle
horreur !
D'autant
que tout le monde sait très bien
qu'on ne peut pas fabriquer une femme
dans un laboratoire, à partir de
rien, juste avec des formules de chimie.
Alors
voilà, messieurs les bougons, vous
dites vraiment n'importe quoi. Alors que
moi, je ne suis pas une mauvaise langue,
je me contente juste de mettre 5/10 à
l'album. C'est pas comme si j'en disais
du mal...
Titres
préférés : Hole
In My Soul, Full Circle, Kiss Your Past
Good-Bye
DEAD
SOUL TRIBE
A MURDER OF CROWS (2003)
01. Feed Part 1 "Stone By Stone"
02. Feed Part 2 "The Awakening"
03. The Messenger
04. In A Garden Made Of Stones
05. Some Things You Can't Return
06. Angels In Vertigo
07. Regret
08. Crows On The Wire
09. I'm Not Waving
10. Flies
11. Black Smoke And Mirrors
Les
groupes de métal prog, rock prog,
machin prog, c'est une grosse arnaque
! Un jour de grand vent (très important
pour l'ambiance), on pose son oreille
sur un morceau d'un de ces groupes et
c'est génial. En résumé,
c'est une tuerie.
Alors,
la larme à l'oeil, on se jette
sur tous les albums du groupe, sans exception,
pensant naïvement que leur musique
est magnifique et que ça va tout
tuer. Parce que ne nous leurrons pas,
le metal prog, ça tue TOUT !!
QUE
NENNI !!! Chaque fois, c'est la même
chose. Après 45 écoutes
de l'album, on a mal au ventre, on va
vomir et on se rend compte que la SEULE
bonne chanson était celle que nous
connaissions déjà (dans
les meilleurs cas, on en trouve 2, voire
3).
Karmakanic,
Enchant, Everon (voir plus bas) et Dead
Soul Tribe, même combat. Evidemment,
le dernier album de DST reste meilleur
que ceux des groupes précités
mais je reste sur ma faim. Et j'ai très
faim.
Et
non, cher webmaster, Murder Of Crows ne
veut pas dire meurtre de vaches (NDW :
Quand je t'aurais cassé la gueule,
tu feras moins le malin !).
Titres
préférés : Feed
Part II. The Awakening, In A Garden Made
Of Stones
ENCHANT
TUG OF WAR (2003)
01. Sinking Sand
02. Tug O' War
03. Holding The Wind
04. Beautiful
05. Queen Of The Informed
06. Living In A Movie
07. Long Way Down
08. See No Evil
09. Progtology
10. Comatose
Enchant,
c'est Blink Of An Eye.
Voilà,
je résume la carrière du
groupe par cette seule phrase.
Juggling 9 Or Dropping 10 était
déjà d'une rare médiocrité
avec une voix insupportable et pas la
moindre bonne idée.
Tug Of War, entre sa pochette douteuse
et ses compos dénuées de
mélodies intéressantes,
c'est guère mieux.
La
question est d'ailleurs de savoir si Tug
Of War est pire que J9OD10. Franchement,
je ne saurais pas dire puisque je me suis
endormi au milieu de l'album.
01. Adyta
"The Neverending Embrace"
02. Sensorium
03. Cry For The Moon
"The Embrace That Smothers - Part
IV"
04. Feint
05. Illusive Consensus
06. Façade Of Reality
"The Embrace That Smothers - Part
V"
07. Run For A Fall
08. Seif Al Din
"The Embrace That Smothers - Part
VI"
09. The Phantom Agony
Il
est des groupes qui font un malheur sans
qu'on ne sache vraiment pourquoi. Ou plutôt,
on sait pourquoi mais il faut bien avouer
qu'artistiquement, ça reste mineur.
Parmi
eux et histoire de me mettre la moitié
de l'univers à dos (ce qui ne me
pose que très peu de problèmes,
puisque j'ai déjà l'autre
moitié de l'univers qui veut ma
mort), il y a After Forever, Nightwish
ou encore Within Temptation.
Si
je parle de ces groupes, c'est parce qu'Epica,
c'est pareil, en moins bien. Il s'agit
d'un mélange entre Nightwish avec
son true opéra musicalement faiblard
(hormis quelques ballades) qui joue uniquement
sur la voix de sa chanteuse et After Forever
pour l'alternance voix féminine
claire et gars super viril qui se massacre
la gorge.
Voilà.
Pour
faire bonne mesure, je vais mettre une
note horrible, 1/10 avec 1 point cadeau
parce que la pochette m'a bien fait marrer.
Pour
le prochain album, je leur conseille le
titre suivant : The Mathieu Agony. Au
moins, il y aura quelque chose de juste
dans leur musique.
Ah
putain, j'suis méchant... mais
c'est tellement vrai (la prochaine fois,
je vous parlerai de Finntroll).
01. Bridge-Theme
02. Across The Land
03. Juliet
04. Travelling Shoes
05. Driven
06. If You Were Still Mine
07. Ten Years Late
08. Not This Time
09. Puppet Show
10. Carousel
11. Harbour
12. Bridge
Si
j'ai choisi de parler de ce Bridge plutôt
que Flesh ou Fantasma, c'est parce que
le dernier album en date d'Everon est
leur meilleur.
Attention,
cependant, je n'ai pas dit qu'il s'agissait
d'un bon album. J'ai juste dit que c'était
leur meilleur ou leur moins mauvais, c'est
comme on veut.
Mais
Everon, c'est quoi ? Facile, c'est du
néo prog avec les poncifs du style
: voix nasillarde, batterie à deux
balles, mélodies mièvres
et breaks absurdes.
Seulement,
sur ce Bridge, contrairement aux autres
albums du groupe, il y a de bonnes idées
(oui, oui, ça arrive) et des belles
mélodies (oui, oui, ça arrive
aussi. Sur Juliet, par exemple).
Pour
le reste, c'est bien, bien, bien poussif.
Disons qu'on pourrait compter les bonnes
compos de Everon sur ses doigts (avec
les deux mains quand même). Mais
bon, 10 morceaux sympas pour 3 albums,
j'ai connu plus inspiré.
01. The Brave (Intro)
02. Scotland United
03. The Dark Of The Sun
04. William Wallace (Braveheart)
05. The Bruce
06. The Battle Of Flodden
07. The Ballad Of Mary
08. The Truth
09. Cry For Freedom
10. Killing Time
11.Rebellion
12. Culloden Muir
13. The Fall Of The Brave
Grave
Digger, moi, j'aime bien. C'est un de
ses groupes fort sympathique (voir Running
Wild) qui balance ses morceaux sans ambages
avec des bons petits solos de derrière
les fagots et quelques breaks intéressants
(les cornemuses dans William Wallace autant
que les cuivres de Giant sur Rheingold).
Evidemment,
il faut s'habituer à la voix du
chanteur. Lorsqu'il monte un peu trop,
on a l'impression que son crâne
va exploser. Mais on s'y fait et puis
c'est rigolo. D'ailleurs, dans le dernier
album du groupe, on trouve beaucoup moins
ces écarts de voix.
Enfin,
toujours est-il que cet album est bien
agréable malgré quelques
imperfections inhérentes au style.
Et
vous noterez, je l'espère, que
j'ai utilisé le mot inhérent,
ce qui est très rare dans une chronique
heavy metal. La prochaine fois, je tenterai
de placer hydromécanique.
Titres
préférés : Heavy
Metal Breakdown, Rebellion, The Ballad Of
Mary, The Brave, The Bruce, William Wallace
GREEN
CARNATION
A BLESSING IN DISGUISE (2003)
01. Crushed To Dust
02. Lullaby In Winter
03. Writings On The Wall
04. Into Deep
05. The Boy In The Attic
06. Two Seconds In Life
07. Myron & Cole
08. As Life Flows By
09. Rain
Green
Carnation, c'est Light Of Day, Day Of
Darkness et ce putain de morceau de 60
minutes.
Avec
ce A Blessing In Disguise, tout ceci est
terminé. Il y a même 9 titres,
ce qui frise totalement l'absurdité
la plus totale.
Cela
dit, musicalement parlant, rien de nouveau.
Toujours ce métal sombre très
légèrement torturé
et les my dying bridiens et autres opethien
porcupine treeistes y trouveront leur
compte, assurément.
Pour
ma part, je trouve toujours que les parties
instrumentales (Writings On The Wall)
sont toujours bonnes et surtout bien supérieures
au chant, refrains inclus. D'ailleurs,
y a-t-il des refrains sur cet album ?
Evidemment,
ce n'est pas désagréable
et je vous l'accorde car je suis magnanime
tous les 31 août, pendant 10 minutes
(profitez-en) mais pour ma part, je reste
sceptique. Je préfère le
putain de morceau de 60 minutes.
Titres
préférés : The
Boy In The Attic,Writings On The
Wall, Rain, Lullaby In Winter
KAMELOT
EPICA (2003)
01. Prologue
02. Center Of The Universe
03. Farewell
04. Interlude I (Opiate Soul)
05. The Edge Of Paradise
06. Wander
07. Interlude II (Omen)
08. Descent Of The Archangel
09. Interlude III (At The Banquet)
10. A Feast For The Vain
11. On The Coldest Winter Night
12. Lost & Damned
13. Helena's Theme
14. Interlude IV (Dawn)
15. The Mourning After (Carry On)
16. III Ways To Epica
Déjà,
à la base, cet album se nomme Epica
(voir chronique du groupe, un peu plus haut).
Ça fait froid dans le dos.
Mais
peu importe me direz vous. Le titre de l'album,
on s'en moque. La pochette, aussi, on s'en
moque. D'autant qu'ici, attention, c'est
un concept album.
OUI,
Epica est une adaptation de Faust. Vous
imaginez ?
Après
l'écoute de cet album, vous pourrez
briller dans les soirées mondaines
et à la question "Est-ce que
vous avez lu Goethe ?" vous pourrez
répondre sans honte "Non mais
j'ai écouté Kamelot".
Merci
Roy Khan (vous avez remarqué qu'il
s'agit d'un mélange entre Roy Keane,
Oliver Khan ?).
Bon,
inutile de préciser que je ne suis
que très moyennement convaincu par
cet album. Rien de bien nouveau, rien de
bien pertinent, rien de bien évident.
Si on enlève un ou deux interludes
et quelques bons refrains, on ne trouve
rien de plus que sur l'album de quelqu'un
d'autre.
Et
puis d'abord, comme le disait les Monty
Pythons, "Camelot, it's a silly place".
Titres
préférés : Center
Of The Universe, Farewell
NARNIA
THE GREAT FALL (2003)
01. War Preludium
02. The Countdown Has Begun
03. Back From Hell
04. No Time To Lose
05. Innocent Blood
06. Ground Zero
07. Judgement Day
08. Desert Land
09. The Great Fall Of Man
Narnia
est un groupe quasi totalement inconnu qui
nous vient de Suède et qui a déjà
sorti 4 albums.
Une
touche de prog, de belles mélodies,
de correctes envolées de guitare
(et toujours un Lion sur la pochette) et
voilà de quoi il en retourne.
Ça
ne casse pas des briques, on ne tombe pas
de sa chaise à chaque morceau, on
a pas des frissons lorsque déboule
le guitariste (qui se prend pour Gilmour.
Ecoutez donc No Time To Lose). Loin s'en
faut. Mais avouons que cet album reste bien
agréable, sans aucune prétention.
A
écouter également leur album
précédent, Desert Land, que
je ne trouve pas supérieur à
celui ci, ni même inférieur
(Du côté de Toulon, cependant,
on a tendance à penser que Desert
Land est bien meilleur que The Great Fall).
01. Enemies Of Reality
02. Ambivalent
03. Never Purify
04. Tomorrow Turned Into Yesterday
05. I, Voyager
06. Create The Infinite
07. Who Decides
08. Noumenon
09. Seed Awakening
Je
voulais chroniquer Dead Heart In A Dead
World pour qu'il y ait au moins une très
bonne note dans ce Chroniques Express mais
notre webmestre adoré me l'a interdit.
Il veut le chroniquer lui même, en
gros, en long et en large (en travers, également).
Alors, je me suis rabattu sur le petit dernier
de chez Nevermore.
Ce
qui était plaisant, sur DHIADW, c'était
le mélange entre les riffs plombés,
le côté trash et les excellents
refrains que nous balançait Warrel
Dane avec
un petit quelque chose de Dickinson dans
la voix.
Si
on retrouve ceci sur certains titres comme
Ennemies Of Reality ou Who Decides, l'ensemble
a moins d'allure et j'ai plus souvent tendance
à m'exclamer "Putain, c'est
bourrin !" plutôt que "Putain
que c'est bon !".
Ça
reste plaisant mais bon... il n'y a pas
eu de deuxième miracle.