Neuf
mois plus tard, l'épisode 6 des chroniques
express. Vous pouvez vous demander la raison de
mon retour (Passepartout, lui, n'est jamais réellement
parti. Durant mon absence, il a écrit 4862
chroniques d'albums. Il est prolifique, Passepartout).
Si je suis revenu, c'est parce que j'ai reçu
plein de mails de lecteurs me demandant ce que
je devenais. J'ai dû en recevoir, je sais
pas... trois. Ça m'a ému, vous comprenez.
De plus, en allant voir mon compteur chez weborama,
j'ai vu que j'avais encore une centaine de visiteurs
par jour alors que je n'avais rien écrit
depuis le mois de mars. Il y a de quoi vous redonner
l'inspiration même si, au contraire, tous
ces visiteurs sans se fatiguer à écrire,
ça aurait dû me convaincre qu'il
était inutile de revenir. Mais j'aime bien
faire l'inverse du contraire. Et puis les mails
d'insultes de jeunes illettrés, ça
me manque. Quant à l'originalité
de ces chroniques express 6, elle réside
dans le fait qu'il n'y a pas de note. On innove
comme on peut.
AUDIOSLAVE
OUT OF EXILE (2005)
1. Your Time Has Come
2. Out of Exile
3. Be Yourself
4. Doesn't Remind Me
5. Drown Me Slowly
6. Heavens Dead
7. The Worm
8. Man or Animal
9. Yesterday to Tomorrow
10. Dandelion
11. Number 1 Zero
12. The Curse
Dans
les chroniques express précédentes,
j'ai écrit ceci "on a vite
fait d'être nostalgique des années
90 quand on entend Chris Cornell faire
du caca en solo ou avec les types de Rage
Against The Machine."
Et
voilà que le nouveau Audioslave
débarque comme par magie.
Evidemment,
j'ai été surpris. Franchement,
j'y croyais pas. Je pensais que Chris
Cornel passerait son chemin. Même
une reformation de Sound Garden me semblait
plus envisageable qu'un deuxième
album d'Audioslave.
A
ce rythme là, Guns n' Roses va
sortir un nouvel album, vous verrez !
Toujours
est-il que j'ai l'album entre les mains.
Musicalement parlant, pas grand chose
de nouveau par rapport au premier. C'est
toujours un rock cintré pour fond
sonore du rayon variété
internationale du Virgin.
Cornell
se montre rarement couilli, Morello fait
ses effets agaçants, les compos
sont routinières. Out
Of Exile a sans doute plus de morceaux
sympas que son prédécesseurs
mais moins de bons morceaux.
Titre
préféré : #1 Zero
(elle est TERRRRRRIBLE !!)
CIRCUS MAXIMUS
CHAPTER 1 (2005)
1. Sin
2. Alive
3. Glory of the Empire
4. Biosfear
5. Silence From Angels Above
6. Why Am I Here ?
7. The Prophecy
8. The 1st Chapter
Dans
les grands cirques, il y a des clowns.
Dans le circus maximus, il y a des clones.
Premier
morceau, Sin, il suffit de 30 secondes
pour reconnaître Dream Theater.
Hop, 2'23 mais c'est Symphony X ! etc.
La
seule originalité de cet album,
c'est qu'il n'y a pas 10 chansons. Même
la pochette, on dirait du Arena (avec
un mauvais choix de couleurs).
De
toute façon, tout le monde sait
qu'il n'y a que Insania qui est un bon
clone.
Mathieu
Titre
préféré : ....
euh... Sin ?
BRUCE
DICKINSON
TYRANNY OF SOULS (2005)
1. Mars Within
2. Abduction
3. Soul Intruders
4. Kill Devil Hill
5. Navigate The Seas Of The Sun
6. River Of No Return
7. Power Of The Sun
8. Devil On A Hog
9. Believil
10. A Tyranny Of Souls
Un
nouvel album de Dickinson en solo, voilà
une bonne nouvelle. Je l'ai toujours trouvé
meilleur seul et l'idée de le voir
à nouveau abandonner Iron Maiden
me comble de bonheur.
Avec
sans doute beaucoup trop de redites et
aucune nouveauté, à aucun
niveau, Tyranny Of Souls fait preuve d'une
ambition toute relative et attire donc
davantage de sympathie qu'une réelle
passion dévorante.
Roy
Z est toujours là pour gratter
lorsqu'il le faut et Bruce balance sa
voix éraillée en bon forçat
du métal.
Un
album tout à fait conventionnel
que je placerai, dans la disco de Bruce,
après Chemical Wedding, Accident
Of Birth et Skunkworks.
Titre
préféré : Tyranny
Of Souls, Soul Intruders, Kill Devil Hill
DREAM THEATER
OCTAVARIUM (2005)
1. The Root of All Evil
2. The Answer Lies Within
3. These Walls
4. I Walk Beside You
5. Panic Attack
6. Never Enough
7. Sacrificed Sons
8. Octavarium
Quoi
? Dream Theater en chronique express ?
Mais c'est un scandale !
Je
vous avouerai que mon problème
est simple : Je n'arrive pas à
écouter l'album pour le chroniquer.
Je tiens deux morceaux, parfois trois.
Ajouter à cela le fait que je suis
à court d'argumentation concernant
la bande à Portnoy et vous comprendrez
pourquoi je boucle l'octaquarium en quelques
lignes.
Dans
Six Degrees, j'aimais deux chansons. Dans
Train Of Though, j'aimais une chanson.
Dans Octavarium, j'en aime aucune. Je
me demande s'il me sera utile d'écouter
le prochain DT.
Heureusement
que je ne mets pas de note dans ce "chroniques
express". J'aurais fait hurler les
midinettes.
Titre
préféré : Le début
de Octavarium quand ils copient Pink Floyd.
FREEDOM CALL THE
CIRCLE OF LIFE (2005)
1. Mother Earth
2. Carry on
3. The Rhythm of life
4. Hunting High and Low
5. Starlight
6. The Gathering
7. Kings and Queens
8. Hero Nation
9. High Enough
10. Starchild
11. The Eternal Flame
12. The Circle of Life
C'est
trop naze, j'arrive même pas à
en dire du mal
Titre
préféré : The Circle
Of Life (I Will Survive !)
HAMMERFALL
CHAPTER V (2005)
1. Secrets
2. Blood Bound
3. Fury Of The Wild
4. Hammer Of Justice
5. Never, Ever
6. Born To Rule
7. The Templar Flame
8. Imperial
9. Take The Black
10. Knights Of The 21st Century
Dans
le petit monde du speed mélo et
assimilé, il y a deux genres de
groupes : Ceux qui font comme les autres
en faisant comme eux-mêmes et ceux
qui font comme les autres en faisant comme
les autres.
Heavenly,
par exemple, fait comme les autres en
faisant comme les autres. Tous les deux
riffs, on reconnaît un vieux morceau
de Helloween. Les mecs d'Hammerfall font
comme les autres mais comme eux-mêmes.
Toujours la même rengaine depuis
une demi douzaine d'années.
En
blind test, ce Chapter V serait impossible
à dater. Les morceaux sonnent comme
tous les autres morceaux de la plupart
des autres groupes qui font comme Hammerfall
depuis le début des années
90. Quinze ans de clonage, y'aura bientôt
de quoi créer une secte.
Take
The Black ou la guimauve Never Ever ont
déjà été composées
par d'autres groupes, c'est impossible
autrement tellement elles semblent familières.
Le reste est du même acabit. Speed
des familles avec refrains en chur
et similaire à l'identique du sosie
analogue de son semblable. Et ils poussent
la perversion jusqu'à clôturer
leur album par un morceau épique
de 12 minutes !
Ce
qui est sûr, c'est qu'Hammerfall
sera un groupe avant gardiste le jour
où ce sera original de ne rien
inventer.
Titre
préféré : Take
The Black ou une autre, éventuellement
KIKO
LOUREIRO
NO GRAVITY (2005)
01. Enfermo
02. Endangered Species
03. Escaping
04. No Gravity
05.Pau-de-Arara
06. La Force de l'Ame
07. Tapping Into My Dark Tranquility
08. Moment of Truth
09. Beautiful Language
10. In a Gentle Way
11. Dilemma
12. Feliz Desilusão
13. Choro de Criança
Kiko
Loureiro, gratteur d'Angra devant l'Eternel,
se la joue branleur de manche.
Loureiro
avait-il besoin de faire un album solo
guitaristique ? Déjà,
on pouvait se demander si le monde du
métal avait besoin d'un 35 663ème
album instrumental à la gratte.
Qu'est
ce que le style peut encore nous apporter
? Je me le demande. Joe Satriani a déjà
sorti une dizaine d'albums, Yngwie Malmsteen
a déjà joué tout
le répertoire classique, Steve
Vai a même porté un costume
lumineux sur scène, juste pour
changer. Quant à Michael Angelo,
il a déjà joué avec
une infâme coupe de cheveux.
Non,
vraiment, il n'y a plus rien à
inventer dans le domaine.
Donc,
Kiko s'astique le manche à 200
tours par minute, développant une
vague mélodie toutes les 18 minutes.
En me forçant, je trouverais bien
trois morceaux supportables. Mais guère
plus.
1. Locked & Loaded
2. Revolution
3. Cracking The Whip
4. Winds Of War (Invasion)
5. Crown Of Thorns
6. The Bogeyman
7. Beauty And A Beast
8. Fuguetta
9. Cherokee Warrior
10. Guardian Angel
11. Let The Good Times Roll
12. Revelation (Drinking With The Devil)
13. Magic And Mayhem
14. Exile
15. The Hunt
16. Russian Roulette
17. Unleash The Fury
18. Paraphrase
Il
y a autant de surprise dans cet album
de Malmsteen que dans les précédents,
c'est-à-dire bien peu.
Il
s'agit de petites compos sans grandes
prétentions, honorablement exécutée
par les accompagnateurs de Malmsteen.
Et puis soudain, Yngwie déboule
avec sa gratte et là, des milliers
de notes arrivent en rafales. Unleash
The Fury, c'est un peu la mousson.
Le
titre de la dernière chanson de
l'album (qui en compte pas moins de 16
!), Paraphrase, en dit long sur
la pertinence de cet énième
opus d'Yngwie.
Ce
qu'il fait ici, Malmsteen l'a déjà
fait une douzaine de fois, en mieux. Rising
Force, c'était tout de même
il y a 21 ans.
Unleash
The Fury est un chef d'uvre
de l'inutile. Un de plus.
1. The Ballet Of The
Impact
2. I Wouldn't Let It Go
3. Surfing Down The Avalanche
4. She Is Everything
5. Climbing Up That Hill
6. Letting Go
7. Of The Beauty Of It All
8.
NWC
9. There Was A Time
10. The Planet's Hum
11. Watching The Tide
12. As Long As We Ride
S'il
y a bien quelque chose qui a fait du bien
à Spock's Beard, c'est le départ
de Neal Morse. Le groupe s'éloigne
de plus en plus de ce qu'il fut avec l'insupportable
Snow et a laissé, tant mieux, cette
sorte de plate mièvrerie monotone
aux albums solos de Morse.
Il
n'y a toujours pas de quoi sauter au plafond
me direz-vous et je ne saurais le nier.
Octane commençait bien, pourtant,
avec une sympathique intro et un plaisant
I Wouldn't Let It Go. Et malgré
le couillu et pas génial Surfing
Down The Avalanche, She Is Everything
venait remonter le niveau de la chose.
A cet instant, j'y croyais à mort.
Ensuite,
j'ai écouté le reste.
Entre
de la pop un peu moche (There Was A Time)
et de l'instru très moche (NWC)
se trouve de la guimauve assez moche (Watching
The Tide) et du rock prog plutôt
moche (As Long As We Ride. On dirait Little
Bit Of Soul de Bon Jovi !!!). Là,
ça m'a fait peur.
Après
le coup de bluff du début, seul
Of The Beauty Of It All m'a semblé
un tant soit peu digne d'intérêt.
1. Soldier Side
2. B.Y.O.B.
3. Revenga
4. Cigaro
5. Radio/Video
6. This Cocaine Makes Me Feel Like 7.
I'm On This Song
8. Violent Pornography
9. Question!
10. Sad Statue
11. Old School Hollywood
12. Lost In Hollywood
System
Of A Downian est un groupe boudé
par le chevelu de base parce qu'il est
étiqueté "néo
metal" (le groupe, pas le chevelu).
Pourtant,
il me semble qu'hésiter entre
Supreme Majesty et SOAD serait pour
le moins déconcertant. Ça
reviendrait à hésiter
entre l'archétype de la fiente
et quelque chose de relativement original
au refrain catchy.
SOAD,
c'est un travail sur les voix qui propose
de l'original mélangé
à du sympa et de la pure gueulante.
Je n'ai écouté QUE cet
album de System Of A Down pendant trois
mois. Alors
merde, je ne peux quand même pas
dire que c'est mauvais. Bloody hell
!
Bon,
évidemment, quand on l'écoute
pendant trois mois, on arrive vite à
saturation. Mais que voulez-vous, le
metal n'est pas vraiment fait pour durer.
Je l'écouterai à nouveau
dans cinq ans.