SILENT EXILE
DANCING WITH DEATH Genre
: Prog Moderne
Année : 2000
The
Brain Dance ------------------ Walls
Of Society -------------------- Stratosphere
------------------------- Broken
Dreams --------------------- On The
Hill -------------------------- Glase
Maakerstraat --------------- Images
Of War --------------------- I) Thunder
On Ashland ----------- II)
Silent Witness -------------------
-
3
3
3
1
3
-
1
3
Originaire
de Montréal, Silent Exile est un groupe
qui se veut un peu touche à tout. Atmosphérique,
mélodique, métal, orchestral, commercial,
tout autant de mots qu'utilisent les membres du
groupe pour qualifier leur musique. L'important
était ici de rendre cohérent le
mélange et Silent Exile y parvient avec
style, imposant d'emblée la marque de fabrique
: des plages de synthés omniprésentes.
Le claviériste
s'en donne ainsi à cœur joie, assurant
les solos et la rythmique sur la quasi-totalité
des morceaux.
Le guitariste,
quant à lui, rappelant parfois Udd Lang
(Chandelier) par quelques lignes de gratte et
son rôle bien souvent confiné aux
interventions mélodiques, met également
en évidence l'orientation musicale du groupe.
Une orientation bien plus progressive que métal,
malgré les riffs de Walls Of Society ou
Broken Dreams. Mais Fabrice Blanchet n'en reste
pas pour autant inactif, le solo de Glase Maakerstraat
(le meilleur morceau) étant capable d'en
convaincre plus d'un à ce sujet.
Les aficionados
de métal prog pur et dur auront sans doute
du mal à trouver leurs marques face à
Cédric Rioux et à son étonnant
sens de l'ubiquité mais ils ne pourront
nier l'originalité que procure à
Silent Exile cette profusion de claviers.
Quant au chanteur,
il évite parfaitement le terrain parfois
éprouvant de la voix haut-perchée
et évolue dans différents styles,
empiétant même sur le chant de Daniel
Gildenlöw (Pain Of Salvation) lors de quelques
interventions torturées sur Silent Witness.
Et la section
rythmique me direz-vous ? Eh bien, elle est un
peu en retrait. Non pas qu'elle soit mauvaise,
bien au contraire, mais elle souffre de la présence
parfois envahissante des claviers et probablement
d'une production qui manque de clarté (suis-je
le seul à trouver qu'aucun instrument n'est
réellement mis en évidence ?) surtout
dans les compos les plus progs qui gagneraient
à isoler davantage les instruments. Mais
bon, il n'est nullement question pour moi de baser
un reproche sur les aléas d'une auto-production
car dans ce cas, ma seule échappatoire
serait de me jeter du haut d'un pont avec un parpaing
accroché à chaque pied.
Au final, Silent
Exile a su faire la part des choses entre toutes
ses influences plus ou moins directes (Shadow
Gallery, Rush, Magellan, Marillion, etc...) et
a tenté au maximum de rendre ses chansons
différentes les uns des autres tout en
conservant une unité musicale et textuelle
(très forte dans les deux cas).
Dancing With
Death représente donc un bon début
pour le groupe qui ravira assurément les
fans du genre. Lorsqu'on sait que le deuxième
album corrige toujours les petites erreurs de
son prédécesseur, on s'autorise
à être impatient.