A l'occasion de ma chronique de
Death Or Glory et étant toujours avide
d'aventures rocambolesques, je me suis rendu à
l'île de la Tortue, dans les Caraïbes,
afin de rencontrer à nouveau le leader
de Running Wild, Rolf Kasparek. C'est dans notre
désormais habituelle gargote dégueulasse
que débute notre entrevue.
Moi : Bonjour m'sieur Rock.
Rolf Kasparek : Hmm
Moi : Pardon, vous avez l'air occupé.
RK : Oui, oui, je suis en train d'écrire
un roman.
Moi : Ça alors, un roman
? Et ça va parler de quoi ? Oh, attendez,
me dites pas. C'est un truc de pirates ?
RK : Non, pas du tout. Vous êtes médisants.
Je raconte l'histoire d'un gars, un peu hors la
loi, qui est sur un bateau avec des bandits et
qui cherche un trésor pour pouvoir payer
une rançon. Parce que vous comprenez, en
fait, la fille du gouverneur a été
Moi : C'est un truc de pirates.
RK : Ah bon. Vous êtes sûr ?
Moi : Evidemment. Le méchant
a une jambe de bois, c'est ça ?
RK : Oui, oui, c'est tout à fait ça.
Comment vous le savez ?
Moi : J'ai acheté tous vos
disques, on ne me la fait pas.
RK : Oui, effectivement, maintenant que vous me
le dites. Hmm
vous avez vraiment acheté
tous mes disques ? Vous ne les avez pas piratés,
j'espère. AHAHAH !!
Moi : C'est amusant ce que vous
venez de dire. Pirater des disques de pirates,
très drôle.
RK : Je sais. Je n'ai rien perdu de mon humour
malgré l'isolement et l'indicible solitude
que peut provoquer la vie sur cette île
de mes deux.
Moi : Je comprends bien. En fait,
j'aurais juste voulu vous poser une question concernant
l'album Death Or Glory.
RK : Je t'écoute petit.
Moi : C'est quoi cette chanson sur
Waterloo ? Vous ne pouviez pas en faire une sur
Wagram, plutôt ?
RK : Wagram ? Qui donc composerait une chanson
sur une station de métro ?
Moi : Non, Wagram, la bataille.
Une victoire française, Austerlitz si vous
préférez.
RK : Oh je vois. J'ai pris Waterloo parce que,
à moment donné, je dis " The
French guards fall one by one but Napoleon has
gone ". A Austerlitz, ça n'aurait
aucun sens.
Moi : Evidemment mais il faut changer
les paroles aussi.
RK : Et puis quoi encore ? Tu voudrais pas que
je recompose toutes mes chansons pendant que tu
y es ?
Moi : Oui, justement, puisque vous
en parlez
RK : Allez, barre toi maintenant. Mais quel con
ce mec !
