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STRATOVARIUS
ELEMENTS PART 1

Genre : Speed Mélodramatique
Année : 2003

Eagleheart ---------------------------------
Soul Of A Vagabond
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Find Your Own Voice --------------------
Fantasia ------------------------------------
Learning To Fly --------------------------
Papillon -------------------------------------
Stratofortress -----------------------------
Elements -----------------------------------
A Drop In The Ocean -------------------

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Voilà bientôt trois ans qu'est sorti le dernier album de Stratovarius, Infinite, dont la qualité reste encore aujourd'hui douteuse pour quelques personnes (dont moi). Eh bien, messieurs (et vous aussi, mesdemoiselles et mesdames qui représentaient tout de même 16% de mes visites), cet Element Part 1 risque à nouveau d'en faire douter plus d'un. Ah ! Ah ! j'en ris à l'avance.

Mais pourquoi donc ris-je (Bjarne… Bjarne ris-je… Non ? Bon, c'est pas grave) de la sorte sous vos yeux ébahis ? Je ris pour la bonne et simple raison que je suis un boute-en-train et que cet album, à l'instar d'une actrice porno, a le cul entre deux chaises.
Il s'agit d'un mélange parfois grossier de ce que Stratovarius a fait de pire (A Drop In The Ocean aussi insipide que le médiocre Celestial Dream), de morceaux que Tolkki compose en 2 minutes 30 en se grattant l'oreille (Eagleheart copie carbone de Hunting High And Low) et de Hymn To Life, l'album solo de Timo Tolkki.
Et là, ça vous fout la trouille, non ?
Mais récapitulons plutôt au lieu de dire des âneries. Du côté de ce que je jetterai volontiers se trouve le téléphoné Eagleheart, Learning To Fly avec sa pincée de Speed Of Light, l'instrumental Stratofortress et A Drop In The Ocean. Ces morceaux ne recèlent pas la moindre once de pertinence. Ils ne sont pas nul à chier mais quand même, un peu d'exigence ne peut pas nous faire de mal.
Je garde une option sur Find Your Own Voice, une chanson speed plutôt sympa.

Maintenant, passons aux choses sérieuses, soit les 4 chansons restantes qui ne constituent pas moins de 60% de l'album (en durée, évidemment).
Commençons par Soul Of A Vagabond dont le seul défaut est de durer 7'20. Ce morceau qui contient un chouïa de Venus In The Morning et un nuage de Abyss Of Your Eyes est trop long et pas assez varié. Il est de qualité, notamment grâce au solo, mais je n'en démords pas, un Soul Of A Vagabond de 5 minutes aurait été excellent.
Ensuite, Fantasia, sans doute le meilleur morceau de l'album. L'alternance de passages lents et rapides est correcte. Les différences ne sont peut être pas assez appuyées mais je ne vais pas chipoter. On nage en plein tolkkisme (à ne pas confondre avec le trotskisme même si ce n'est pas très éloigné géographiquement) avec cette niaiserie propre à certaines chansons de Hymn To Life et j'ose m'en satisfaire. Que celui qui n'a jamais apprécié une guimauve dans sa vie me jète la première pierre car ne jetez pas la pierre à la femme adultère, je suis derrière.
Pour Papillon, je reste un peu sceptique. Comme le disait Jorg Michael dans Rock Hard à propos de Eagleheart, ça pourrait être de la variété. Pour Papillon, c'est pareil, bientôt reprise dans la Star Academy par Georges Alain le gros débile en duo avec Jean-Pascal l'abruti congénital. Ce morceau n'est pas foncièrement mauvais mais je reste un peu sur ma faim.
Finalement, Elements, le gros morceau. Pas forcément novateur mais relativement efficace avec un bon orchestre symphonique et malheureusement, le passage à la gratte qui sonne beaucoup trop comme Mother Gaia.

La conclusion est donc simple. Cet album est trop hésitant. Il alterne de façon monotone un morceau court et rapide super convenu avec un morceau long et lent avec des chiées de violons. Pour ma part, le fait que la quintuple pédale soit souvent en retrait et par conséquent bien moins systématique, me comble de bonheur. D'un autre côté, les morceaux longs, qui plairont assurément aux aficionados d'orchestres symphoniques, manquent un peu de mélodies léchées. Mais je refuse de cracher sur cet album pour deux raisons :
1. Une majorité des personnes qui l'ont entendu le traîne dans la boue en longueur de journée et lui donne des coups de pied comme s'il s'agissait d'un chien galeux. Et je suis l'éternel défenseur des causes perdues.
2. Stratovarius n'a pas pondu un de ces trucs prévisibles avec des morceaux composés sur un coin de table en pillant les idées des albums précédents. Là, Tolkki and friends ont composé un truc étrange, déroutant, parfois chiant mais qui a l'immense mérite (pour une moitié d'album tout du moins) de ne pas être attendu.

Donc, Elements Part 1 n'est pas exempt de tout défaut, loin de là. Mais il prouve, au moins, que Stratovarius a essayé de faire autre chose et je ne peux que les féliciter pour ça. Et quand j'entends Timo Tolkki dire, à peu de choses près : " Je compose ce que je veux. Si ça ne vous plait pas, je vous emmerde. Après tout, ce n'est qu'un disque ", je ne peux qu'adhérer à sa cause.
Je refuse de penser qu'il est si difficile pour un être humain d'avoir du recul par rapport à ce qu'il fait. Je ne peux pas croire que tout le monde sur cette planète est fanatique au point de construire des dragons en papier mâché dans son salon pour s'imaginer dans la forêt magique du saigneur des anus.
Et puis Timo Tolkki a bientôt 40 piges, il serait temps qu'il arrête de faire du speed de série, non ?

PS : Elements Part 2, composé en même temps que celui-ci nous arrivera en octobre. Et comme pour beaucoup de double album, sélectionner le meilleur des deux pour en faire un seul aurait probablement été une riche idée. Enfin, nous verrons bien.


 Chant : Timo Kotipelto

Guitares : Timo Tolkki
Batterie : Jorg Michael
Basse : Jari Kainulainen
Claviers : Jens Johansson

Du même groupe :

Episode (1996)
Visions (1997)
Destiny (1998)
Intermission (2001)
Infinite (2000)