Là, maintenant, tout de suite,
toi qui me lis, tu te poses une question.
Inutile de le nier, je ne suis pas dupe.
Cette question est la suivante : Mais qui est
Frédéric De Cecco ????
Pour commencer, Frédéric
est du genre à baigner dans la musique
depuis sa plus tendre enfance. Alors que vous
et moi, fêtions notre premier anniversaire,
Frédéric découvrait déjà
le piano. Puis vint 1987 et il s'adonna aux plaisirs
de la guitare. Aujourd'hui, Frédéric
est du genre à taquiner sa 7 cordes, vous
l'aurez compris.
Evidemment, en 17 ans de pratique,
il y a de quoi acquérir une certaine maîtrise
de l'instrument qui se manifestera dès
janvier 2004 avec la sortie d'un album entièrement
instrumental (10 titres). En attendant la nouvelle
année, me voilà avec entre les mains
la démo de ce projet guitaristique.
Trois titres pour un total de 15'40,
juste suffisant pour nous donner une bonne idée
du projet 7 cordes de Frédéric De
Cecco. Mais je parle trop, allons-y.
1. Tours d'argent :
D'emblée, lorsqu'on me dit
" instrumental à la guitare électrique
", je pense à Joe Satriani. Souvenez-vous,
Satch en 1986, c'était une guitare et une
batterie simpliste qui ne servait qu'à
accompagner vaguement. Ici, l'instrumentation
est déjà bien plus fournie que le
Satriani des débuts. Nous n'avons pas droit
à un orchestre symphonique, ne nous méprenons
pas. La différence se situe dans la rythmique
davantage métal et dans les percussions
avec quelques effets électroniques. De
ce court morceau de 3'44, je retiendrai surtout
son passage central de haute volée, un
solo de 30 secondes au milieu d'un instrumental.
2. Retour sur Vénus
:
Le titre le plus long de cette démo
(6'48) et sans doute celui que j'apprécie
le moins. Je le trouve moins percutant que les
deux autres malgré le surprenant sursaut
d'orgueil de la quatrième minute avec l'enchaînement
entre un court passage cool et l'arrivée
d'une guitare acérée dans le plus
pur style John Petrucci. L'ensemble reste mélodieux
mais moins plaisant que les deux autres morceaux.
3. Artifices :
Toujours une approche un tantinet
électronique pour un morceau résolument
satrianesque avec quelques relents de Time Machine.
Artifices est mon titre préféré
de cette démo. Beaucoup de changements
de rythme avec quelques embardées catchies
et agressives (juste avant le passage narratif.
D'ailleurs, je me demande bien ce qu'il se dit)
et toujours cette boîte à rythme
entêtante en accompagnement.
En général, en ce
qui concerne les albums instrumentaux, je suis
davantage sensible aux morceaux cools et mélancoliques.
Le métal sophistiqué de Frédéric
de Cecco n'en reste pas moins attrayant et stimulant
et chaque morceau de cette démo renferme
de bonnes idées.
Rendez vous en janvier.