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MÄGO DE OZ
GAIA II

Genre : Folk Metal
Année : 2005

Volaverunt Opus 666
La Voz Dormida
Hazme un Sitio Entre Tu Piel
El Callejón del Infierno
El Poema de la Lluvia Triste
Desde Mi Cielo
El Paseo de los Tristes
La Posada de los Muertos
En Nombre de Dios
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Incubos Y Sucubos
Diabolus in Música
Mañana Empieza Hoy
El Príncipe de la Dulce Pena
Aquelarre
Hoy Toca Ser Feliz
Creo (La Voz Dormida Parte II)
La Cantata del Diablo

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Mägo de Oz fait un carton en Espagne. Le groupe fait aussi probablement un carton en Amérique du sud mais je vous avouerai que je n'y suis jamais allé. En Espagne non plus d'ailleurs. Enfin, si, j'y suis allé mais c'était il y a longtemps.

De quoi je parlais ?

Ah oui. Mägo de Oz fait un carton en Espagne. Ils sont du genre à être album de platine en dix minutes. En France, par contre, je crois que nous sommes douze à apprécier le groupe.

Enfin…

Ce Gaia II est le cinquième album du groupe et à sa sortie, je me suis posé une seule question : qu'est-ce que Mägo de Oz a apporté de nouveau à sa musique ?

Mägo de Oz n'allait pas réinventer le heavy metal. Mais selon le principe du " je fais toujours pareil mais sans jamais me répéter ", je me suis dit qu'il y avait des raisons d'y croire.

Pour commencer, l'album est un double. Vous savez, si vous me lisez depuis quatre ans (ce dont je ne doute pas un seul instant), que je n'aime pas trop les albums doubles. L'avantage du double album est qu'on a souvent une dizaine de bons titres. L'inconvénient, c'est qu'on a souvent une dizaine de mauvais titres. Faire un double album, c'est simplement multiplier par deux la (mal)chance d'avoir une chanson qui n'aurait pas eu sa place sur un album simple.

Mägo de Oz propose donc presque deux heures de musique (un peu plus que Finisterra) avec trois titres de plus de neuf minutes : La Voz Dormida (9'58), Aquelarre (9'03) et La Cantata del Diablo (21'11).

Prévu pour mi novembre, la promotion de Gaia II a commencé quinze jours avant avec le clip vidéo de La Posada de los Muertos, alors disponible sur le site officiel du groupe. Il s'agissait d'un morceau festif à souhait avec accordéon et violon. Le clip aide d'ailleurs beaucoup la musique. On y voit les musiciens dans une auberge (la posada de los muertos, donc) accompagnés de drôles de créatures qui ressemblent à celles du Muppet Show. Ils boivent, font des bras de fer et il y a un solo de mandoline. On chantonne, on se lève et on danse. Bref, c'est Mägo de Oz.

Forcément, c'est en pleine confiance que j'ai écouté l'album. Le cd1, je ne vous le cache pas plus longtemps, m'a quelque peu laissé sur ma faim. Heureusement, lorsque j'ai écouté Gaia II pour la première fois, j'ai commencé par le cd2.

Un jour, j'ai regardé un film sur un dvd double face et j'ai commencé par la face B sans me rendre compte que le film ne commençait pas au début.

Mais peu importe. Revenons aux chansons du premier cd.

--"Volaverunt Opus 666" est une intro avec fanfare et un bon passage avec une voix féminine arabisante.
--La mélodie de "Hazme un Sitio Entre Tu Piel", on dirait "Elle a les yeux revolvers" de Marc Lavoine….
--"El Poema de la Lluvia Triste" est le titre que j'aime le moins. Trop convenu même si le clavier kitsch est un élément nouveau.
-- Il en est de même pour "El Paseo de los Tristes" malgré le solo d'orgue.
-- "Desde Mi Cielo" est une ballade à la Laura Pausini pour les adorateurs de guimauve (attention, une guimauve avec deux (!) solos de gratte).
-- "En Nombre de Dios" est une reprise de Gates Of Babylon de Rainbow avec un chouette solo de flûte.
-- Il reste "La Voz Dormida" qui débute, de façon amusante (étant donné le titre), par un cri de José Andrea. Ensuite, c'est du speed avec violonnades, flûte et citation classique. Ce n'est pas nouveau mais très plaisant, très Mägo de Oz. Un morceau de 6'00 aurait sans doute été préférable. 9'58, ça commence à faire beaucoup.
-- "El Callejón del Infierno" est un instrumental qui est lui aussi un peu longuet (5'57).
-- Pour finir, "La posada de los muertos". J'en ai déjà parlé.

Vous voyez, pas de quoi pavoiser.

Heureusement, il y a le deuxième cd.

-- "Incubos Y Sucubos", l'intro, est anecdotique.
-- "Diabolicus In Música" est un morceau commun avec un bon solo. Ça pourrait être Edguy.

-- En réalité, l'album commence réellement avec "Mañana Empieza Hoy". "Nunca es fácil ser uno mismo", avec le violon, je vous dis que ça.
-- "El Príncipe de la Dulce Pena" est un morceau parlé (1'35) avec de belles espagnolades à la sèche. José Andrea fait de la poésie en disant qu'il est le prince de la douce peine. Des trucs comme ça, je ne parle pas la langue.
-- Ensuite, "Aquelarre", le meilleur titre de l'album. Dans la rue, sans raison, il m'arrive de chanter "Déjate enamorar, ven y únete" en m'égosillant. Ouais, heureusement que personne ne m'entend dire de telles choses. Il y a trois ou quatre très bonnes idées dans cette chanson. Avec ça, Jon Schaffer ferait un album complet.
-- "Hoy Toca Ser Feliz" avec l'accordéon est un morceau très folk.
-- "Creo" est une ballade qui fait penser à " Donde El Corzaon te lleve " d'Andrea sur son album solo du même nom.
-- Pour finir, "La Cantata del Diablo" est un morceau interminable (21'11, je le rappelle). Il y a des chiées de breaks, des choristes, un "orchestre symphonique" (un synthé, en réalité), une citation de… Mägo de Oz (La rosa de los vientos pour être exact) et des invités prestigieux que je ne connais pas du tout : Leo Jimenez, Victor García et Aurora Beltrán (la sœur de Manuel Beltrán ?). Il s'agit d'un morceau avec un peu de Rhapsody et un peu d'Angra. Et puis à la fin, il y a un message de paix et d'amour prononcé avec cette voix virile espagnole. Vous savez, avec la gorge, comme les mecs à la radio.

En conclusion, les apports sont minimes. Davantage de chant féminin. Un aspect symphonique davantage marqué. Davantage de synthés sur quelques titres. Et puis c'est à peu près tout. Le reste reprend la recette déjà éprouvées dans les albums précédents.

Comme toujours, le problème est de savoir si on est exigeant ou pas. Moi, je lui mets un 6/10 qui lorgne plus vers le 7 que vers le 5.

 

 Chant : José Andrea
Guitares : Carlitos
Guitares : Frank
Guitares : Jorge Sarlan
Batterie :
Txus

Basse : Pedro Diaz
Claviers : Quisquilla
Flûte : Fernando
Violon : Mohamed

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