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Moi, j'aime bien Edguy. Sammet et consorts, ils
sont sympas. "selling chips in Babylon",
la marche des gendarmes, des applaudissements pour
le "guy who doesn't know why" et la vie
du bonus track, c'est amusant. J'ai parfois l'impression
qu'ils sont les seuls à avoir compris qu'il
n'y a rien en ce monde d'aussi amusant que le heavy
metal. Un univers qui est tellement premier degré
qu'il faudrait inventer le degré zéro,
juste pour lui. D'ailleurs, à bien y réfléchir,
les sorties metal à deux balles (mais à
15 balles) sont tellement nombreuses depuis quelque
temps que le degré zéro serait totalement
justifié pour un style musical que je n'ai
jamais vu aussi bas depuis que je m'y intéresse.
J'en connais même qui disent que le heavy
metal est mort depuis deux ans. Ouais, ouais, comme
je vous le dit.
Mais revenons à Hellfire Club. Edguy, eux,
ils ne déçoivent jamais. En fait,
ils sont les Jackie Chan du heavy metal. Ils font
toujours la même chose avec toujours les mêmes
blagues et hop, c'est dans la poche. Ici, ça
se veut plus couillu. Ouais, bof, il y a moins de
doubles pédales, ce qui est un véritable
bonheur. Mais sinon, à part quelques riffs
aux muscles huilés, c'est du Edguy tout craché.
Sammet joue toujours les mister vibrato, Ludwig
fait son job, chacun est à sa place et les
autres à la leur.
Au niveau des compos, rien de bien nouveau non
plus. Comme pour Mandrake, on trouve deux titres
majeurs : Mysteria et The Piper Never Dies en lieu
et place de Tears Of A Mandrake et The Pharaoh.
D'ailleurs, TPND et Pharaoh, c'est la même
chanson. Vous pouvez couper la première à
7'14 et enchaîner avec la seconde à
5'43 pour ainsi obtenir un gros morceau épique
d'Edguy. Sinon, questions seconds couteaux, Rise
Of The Morning Glory (style Headless Game), King
Of Fools, Under The Moon ou encore le tubesque Lavatory
Love Machine (qui n'est pas une ôde aux laveries
automatiques).
Le reste est assez négligeable. Notamment
les ballades, plutôt décevantes. Il
fut un temps où Sammet en faisait des sympatoches.
Aujourd'hui, c'est plus trop ça. Idem pour
Lucifer In Love, une blague dont je me serais passé
car c'est mauvais. D'habitude, je ne note pas ce
genre d'intermède non musical. Pour une fois,
je vais faire une exception. Sammet aurait pu mettre
un joli petit instru de 32 secondes plutôt
que ça.
Hellfire Club est donc un petit album sympa qui
se hisse d'emblée parmi les meilleurs cd
métal que j'ai écouté en 2004.
Preuve s'il en est que l'année est fade,
sans doute meilleure que la déplorable 2003
mais fade tout de même. Un album aussi peu
novateur et inspiré que cet Edguy ne devrait
pas se situer si haut. Tiens, ça apprendra
aux autres à sortir n'importe quoi.

PS : La période découverte/prix
vert étant passée, Hellfire Club
est aujourd'hui disponible pour la modique somme
de 22 euros (FNAC et Virgin de Montpellier). A
ce niveau là, il faudrait songer à
arrêter de se foutre de nos gueules. Qui
mettrait 22 euros dans un cd ? Pas moi en tout
cas.
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