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EDGUY
Hellfire Club

Genre : Speed Jovial
Année : 2004

Mysteria
The Piper Never Dies
We Don't Need a Hero
Down to the Devil
King of Fools
Forever
Under the Moon
Lavatory Love Machine
Rise of the Morning Glory
Lucifer in Love
Navigator
The Spirit Will Remain

Bonus tracks

Children Of Steel
Mysteria

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Moi, j'aime bien Edguy. Sammet et consorts, ils sont sympas. "selling chips in Babylon", la marche des gendarmes, des applaudissements pour le "guy who doesn't know why" et la vie du bonus track, c'est amusant. J'ai parfois l'impression qu'ils sont les seuls à avoir compris qu'il n'y a rien en ce monde d'aussi amusant que le heavy metal. Un univers qui est tellement premier degré qu'il faudrait inventer le degré zéro, juste pour lui. D'ailleurs, à bien y réfléchir, les sorties metal à deux balles (mais à 15 balles) sont tellement nombreuses depuis quelque temps que le degré zéro serait totalement justifié pour un style musical que je n'ai jamais vu aussi bas depuis que je m'y intéresse.

J'en connais même qui disent que le heavy metal est mort depuis deux ans. Ouais, ouais, comme je vous le dit.

Mais revenons à Hellfire Club. Edguy, eux, ils ne déçoivent jamais. En fait, ils sont les Jackie Chan du heavy metal. Ils font toujours la même chose avec toujours les mêmes blagues et hop, c'est dans la poche. Ici, ça se veut plus couillu. Ouais, bof, il y a moins de doubles pédales, ce qui est un véritable bonheur. Mais sinon, à part quelques riffs aux muscles huilés, c'est du Edguy tout craché. Sammet joue toujours les mister vibrato, Ludwig fait son job, chacun est à sa place et les autres à la leur.

Au niveau des compos, rien de bien nouveau non plus. Comme pour Mandrake, on trouve deux titres majeurs : Mysteria et The Piper Never Dies en lieu et place de Tears Of A Mandrake et The Pharaoh. D'ailleurs, TPND et Pharaoh, c'est la même chanson. Vous pouvez couper la première à 7'14 et enchaîner avec la seconde à 5'43 pour ainsi obtenir un gros morceau épique d'Edguy. Sinon, questions seconds couteaux, Rise Of The Morning Glory (style Headless Game), King Of Fools, Under The Moon ou encore le tubesque Lavatory Love Machine (qui n'est pas une ôde aux laveries automatiques).

Le reste est assez négligeable. Notamment les ballades, plutôt décevantes. Il fut un temps où Sammet en faisait des sympatoches. Aujourd'hui, c'est plus trop ça. Idem pour Lucifer In Love, une blague dont je me serais passé car c'est mauvais. D'habitude, je ne note pas ce genre d'intermède non musical. Pour une fois, je vais faire une exception. Sammet aurait pu mettre un joli petit instru de 32 secondes plutôt que ça.

Hellfire Club est donc un petit album sympa qui se hisse d'emblée parmi les meilleurs cd métal que j'ai écouté en 2004. Preuve s'il en est que l'année est fade, sans doute meilleure que la déplorable 2003 mais fade tout de même. Un album aussi peu novateur et inspiré que cet Edguy ne devrait pas se situer si haut. Tiens, ça apprendra aux autres à sortir n'importe quoi.

PS : La période découverte/prix vert étant passée, Hellfire Club est aujourd'hui disponible pour la modique somme de 22 euros (FNAC et Virgin de Montpellier). A ce niveau là, il faudrait songer à arrêter de se foutre de nos gueules. Qui mettrait 22 euros dans un cd ? Pas moi en tout cas.


 
Chant : Tobias Sammet
Guitares : Jens Ludwig
Guitares : Dirk Sauer
Batterie : Felix Bohnke
Basse : Tobias Exxel