Cliffhanger
2
-------------------- a) Hang
On --------------------------- b) The
Crusher ---------------------- Destination
Unknown ------------- Colors --------------------------------- Society
Of The Mind -------------- Legacy -------------------------------- First
Light ----------------------------
-
3
2
3
1
3
2
3
Voici un album très attendu (par moi tout
du moins) qui ne pouvait que me décevoir.
Carved In Stone et Tyranny étaient d'excellente
facture et celui-ci ne pouvait que leur être
inférieur. La gueule de la pochette m'avait
déjà mis sur la voie. Le concept
du phare n'est pas mauvais mais la représentation
fleure vraiment l'amateurisme (La pochette n'est
pas le point fort de Shadow Gallery. Les idées
sont toujours intéressantes mais le résultat
ne dessert pas lesdites idées. Pour une
analyse plus complète et totalement ésotérique
des pochettes susdites, cliquez ici).
En ce qui concerne l'album en lui-même,
il ne contient de bonnes idées que les
idées des albums précédents
(Dans Cliffhanger 2, les bons passages sont ceux
de Cliffhanger 1, Destination Unknown rappelle
Christmas Day, le final de First Light est le
final de Ghostship (pas lorsqu'on tape à
la porte puisqu'il s'agit plutôt d'un clin
d'oeil que l'on peut entendre à la fin
de Carved In Stone et de New World Order) mais
l'idée d'ajouter un instrumental qui sonne
dans mon oreille comme si je me trouvais un dimanche
matin dans un temple protestant (véridique))
et la gratte est moins présente notamment
au niveau des solos quasi inexistants (où
sont les solos jouissifs de Hope For Us, Christmas
Day et autres ?). Quant aux passages de démonstrations
techniques jazz-rock (The Crusher), ils peuvent
effectivement être impressionnants mais
n'en restent pas moins éprouvants (6 minutes
tout de même...). Mis à part tout
ceci qui rend ce Legacy inférieur aux albums
précédents du groupe (et certains
passages de mauvais goût comme Colors),
les musiciens de Shadow Gallery restent fidèles
à eux mêmes avec de jolies chœurs,
des mélodies accrocheuses et quelques passages
de bravoures (dans un First Light, par exemple,
aux effets pink floydiens) qui auraient mérités,
encore une fois, quelques jouissives envolées
de guitare. Legacy est donc une étape dans
l'histoire de Shadow Gallery qui ne se place étrangement
pas dans une continuité logique puisqu'il
aurait du sortir, à mon avis, avant Carved
In Stone.
Chant : Mike Baker,
Brendt Allman, Carl Cadden-James, Gary Wehrkamp Guitares
: Brendt Allman,
Gary Werhkamp Claviers
: Chris Ingles Brendt
Allman (Society Of The Mind) Batterie
: Joe Nevolo Basse
: Carl Cadden-James,
Gary Wehrkamp Flute
: Carl Cadden-James
Voici donc une brêve
analyse des pochettes et concepts des quatre opus de nos
amis quakers de Shadow Gallery.
SHADOW GALLERY
Mais qui est donc ce
gars en jupette qui tente de s'envoler avec de grossières
ailes en plume d'oie ? Il s'agit probablement de monsieur
Icare Margarine, le gentil grec. Ce dernier, comme vous
le savez très bien, était enfermé
dans le célèbre labyrinthe crétois
construit par le bien nommé Dédale. Pour
sortir de ce labyrinthe, il pluma une oie, se colla les
plumes sur les bras avec de la cire de térébenthine
et s'envola tel un martin-pêcheur. Seulement, Icare
voulu s'approcher du soleil et cela malgré les
conseils avisés de Dédale. La cire se mit
à fondre et Icare se vautra lamentablement dans
la mer Egée, ce qui est une preuve de peu d'imagination
puisque Egée, lui-même, roi d'Athènes
de son état, s'était déjà
noyé dans la même mer qui, cependant, ne
portait pas encore son nom. Le fait de ne pas avoir cet
album du groupe m'empêche d'aller plus loin et notamment
de comparer la pochette aux paroles. Avouez tout de même
que j'en ai déjà beaucoup dit.
CARVED IN STONE
Ici, nous sommes en
Egypte. Ce n'était pas difficile, deux pyramides
sont visibles au fond. De plus, si on se fit à
l'axe Nord-Sud (que l'on peut voir au premier plan), on
constate qu'il est suivi par les deux pyramides à
l'horizon (Khephren et Khéops, de gauche à
droite). Quant à Mykérinos, la pyramide
plus petite se trouvant encore vers le nord, elle n'apparaît
pas car pas suffisamment haute (à la même
distance, elle ferait un peu moins d'1 millimètre,
donc...). Sinon, je ne sais trop quoi tirer de cette pochette
qui est davantage liée au titre de l'album (Carved
In Stone = gravé dans la pierre) qu'aux paroles.
TYRANNY
Que voit-on lorsqu'on
regarde cette pochette dans sa globalité ? Un gros
serpent dans un oeuf. Oui, effectivement, c'est exactement
ça. Cela dit, en y regardant de plus près,
on voit un glaive et un serpent qui brûlent une
carte du monde. Ce glaive et ce serpent, apparemment symboles
de la tyrannie (comme le glaive et la balance peuvent
symboliser la justice) commencent étrangement à
consumer le monde à partir d'un point que l'on
peut facilement placer en Afrique. Plus précisément,
entre 0 et 10° de latitude Nord et à environ
10° de longitude Est. Au final, nous tombons quelque
part au Nigeria. Cela voudrait-il dire que la tyrannie
qui détruira le monde va naître au Nigeria,
là, sur le plateau de Biou ? Les paroles de l'album
ne nous le dise malheureusement pas. Nous savons juste
que nous vivons dans un monde pourri avec du pognon dans
les poches des riches et des bombes sur la tronche des
autres. Oui, c'est Mike Baker qui le dit. Donc, la pochette
correspond à peu de choses près au sujet
traité dans cet album fortement conceptuel (pour
la traduction des paroles, cliquez ici).
A noter la présence
du serpent, puissant symbole de perfidie et de médisance
par l'intermédiaire du diable tentateur qui donna
le fruit défendu à cette brave Eve dans
le désormais clos et introuvable jardin d'Eden.
LEGACY
Pourquoi avoir choisi
un phare alors que le titre de l'album n'a absolument
aucun rapport ? (Legacy = héritage). Brendt Allman
a hérité d'un phare ? Est-ce volontaire,
cette impression que le phare est en pleine terre ? De
toute façon, l'important ici est la lumière,
le phare qui guide et indique le chemin à suivre.
A noter également la présence du flambeau
dans Carved In Stone pour le concept de lumière
(Le soleil d'Icare cependant et bien qu'absent de la pochette,
peut être interprété différemment
à l'instar des flammes de Tyranny). Sont traités
ici les mêmes thèmes que dans Tyranny, un
message d'espoir cependant plus présent et résolument
chrétien (en lisant entre les lignes). Quant à
cette affaire d'héritage, elle est beaucoup plus
simple que je le pensais. L'héritage est ce que
nous laissons, nous autre hommes de beaucoup de foi. Non
pas le monde de merde qui est le notre mais cet état
d'esprit qui fait de nous des personnes de confiance qui
ne jure que par la justice, la tolérance, l'espoir
et les petits pains au lait. Oui, Carl Cadden-James, j'ai
compris le message.
Enfin, est-ce bien
nécessaire de chercher tout ça pour apprécier
la musique ? Non, pas le moins du monde.