Tears
Of A Mandrake ----------------------- Golden
Dawn ----------------------------------- Jerusalem ---------------------------------------- All
The Clowns --------------------------------- Nailed
To The Wheel ------------------------- The
Pharaoh ------------------------------------ Wash
Away The Poison ---------------------- Fallen
Angels ----------------------------------- Painting
On The Wall ------------------------- Save
Us Now ------------------------------------
Bonus
Track
The
Devil & The Servant --------------------
Single
Bonus
La
Marche Des Gendarmes ---------------- Wings
Of A Dream ----------------------------
3
2
2
1
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3
3
2
1
2
1
9
3
Après
un intermède solo nommé Avantasia
(pour ceux qui ont passé les 2 dernières
années sur une île déserte),
Edguy est de retour pour notre plus grand plaisir.
Evidemment, tous les ingrédients sont là
: Solos mélodiques, refrains imparables,
speed rageur, superbe voix, etc... De ce côté
là, je n'aurais rien à reprocher
à Tobias et consorts qui ont su se renouveller
sans perdre leur identité. D'autant plus
que ce Mandrake contient quelques inovations notables
tant au niveau des compositions (Nailed To The
Wheel ne sonne pas Edguy) que de l'instrumentation
(Effets guitaristiques sur deux ou trois solos,
passage atmosphérique à la sèche
dans Pharaoh où claviers style Jens Johansson
dans Save Us Now ou The Devil & The Servant)
ou tout simplement la voix du plus teuton des
lutins qui navigue de Kiske en Dickinson selon
qu'il monte dans les aigus ou qu'il force sa voix.
Cependant, ce Mandrake n'est pas parfait ou tout
du moins, il est moins parfait qu'on aurait pu
le croire à la lecture de certains articles.
Car si l'efficacité est effectivement au
rendez vous (certains morceaux dont Tears Of A
Mandrake s'annoncent très bons en live),
Tobias pèche encore un peu par jeunesse,
par "Edguy" ou par ce que vous voudrez mais sûrement
pas par orgueil.
Mandrake est bien plus mature que pouvez l'être
Theater Of Salvation mais on a parfois l'impression
que Sammet a le cul entre deux chaises, qu'il
se cherche, qu'il est entre deux âges, qu'il
hésite entre vendre et être marginal,
entre se lacher et rester sérieux, faire
des morceaux qui arrachent ou d'autres aux mélodies
léchées. Cette ambiguité
se traduit par quelques tentatives "étranges"
comme Painting On The Wall ou All The Clowns qui
me rappellent ce que Stratovarius a pu faire de
pire (ce sont en général les morceaux
qui servent de single). Il s'agit de mid-tempo
pas forcément détestables, mais
sans grande pertinence et qui souffrent d'une
composition bateau sans la moindre surprise avec,
summum de l'horreur, le son qui baisse à
la fin. Certains aimeront, d'autres penseront
qu'il s'agit de morceaux pour remplir un cd.
En ce qui me concerne, je trouve que ces chansons
sont plus un indice concernant une sorte de tournant
dans la façon qu'a Tobias d'appréhender
un morceau. Etonnement, en tendant l'oreille,
on peut trouver cette "hésitation" dans
la plupart des morceaux de Mandrake. La ballade
est très attendu et moins efficace que
dans TOS, Nailed To The Wheel n'accroche pas vraiment
(et rappelle un peu, au choix, Guns n' Roses ou
Iron Maiden) et les autres compositions nous réservent
que peu de surprise comme si Tobias les avaient
composées pour Edguy et qu'il s'agissait
d'une commande.
Si on enlève Tears Of A Mandrake avec ses
deux solos, la plupart des autres sont construites
sur un schéma quasi identique qui consiste
à faire couplet-couplet-refrain-couplet-refrain-solo-refrain-refrain,
etc... A peu de choses près, ainsi se composent
les morceaux de Mandrake (et de bien des albums
d'ailleurs). Ce qui collait sans aucun problème
dans TOS, sa date de sortie mise à part
(en étant plus jeune en 98, notre bagage
musical était plus léger et nous
étions par conséquent plus apte
à être étonné par un
morceau), était l'urgence de la quasi totalité
des chansons. Edguy balançait à
100 tours minutes avec un Tobias agressif et une
double grosse caisse préhistorique. Hormis
les ballades (Land Of Miracle, Another Time...)
et certains passages plus lents (Dans le morceau
titre par exemple), c'était jovial, c'était
entraînant et nous sautions tous comme des
fous furieux en écoutant The Unbeliever.
Dans Mandrake, Tobi se freine lui-même.
Il tente de changer, il ajoute des claviers, il
se laisse aller à quelques écarts
humouristiques, il ose toujours un morceau long
et assez complexe (celui que je préfère
en général) mais on a parfois l'impression
qu'il a laissé, volontairement ou involontairement,
son imagination de côté. Sans compter
qu'aujourd'hui, j'ai vieilli (vous, peut-être
pas. Vous avez de la chance... quoique) et je
ne m'esbaudis plus autant qu'avant à l'écoute
d'un album de speed et dérivé. Du
coup, en écoutant Mandrake, je ne peux
pas avouer m'être écrié sans
arrêt : "Wow, quel génie ce Tobias
!". Franchement, osez me dire que lorsqu'arrive
le solo, vous êtes le cul par terre car
vous ne vous y attendiez pas. Non, vraiment, j'aime
être surpris, et la principale qualité
de Mandrake ne se trouve pas là.
A mon avis, le futur de Tobias Sammet ne passera
pas par ce style de musique. Le virage a été
amorcé avec Mandrake et si le prochain
Edguy sera probablement dans la même veine
(le nom du groupe appelant le style), je lorgnerais
volontiers vers des albums solos de Sammet. Il
semble s'assagir et un jour peut-être, nous
lui découvrirons d'autres talents de compositeur.
A 30 ou 35 ans, ce gars là sera un véritable
génie ! Ou bien je me trompe totalement,
ce qui est assez envisageable... Enfin, en attendant,
profitons de cet album somme toute très
efficace et n'oublions pas de nous passer en boucle
La Marche des Gendarmes, quite à rendre
fou tout notre entourage. Et puis, rendez vous
à la mi novembre pour la tournée
d'Edguy !
PS
: Vous ne trouvez pas que le morceau The Pharaoh
est bourré d'influences diverses comme
Angra (premier break), Pink Floyd (second break),
Bruce Dickinson (après le second break)
et autres ?
Chant
: Tobias
Sammet Guitares
: Jens Ludwig Guitares
: Dirk Sauer Lapin
: Felix Bohnke Basse
: Tobias Exxel Claviers
: Tobias Sammet,
Frank Tischer Choeurs
: Rob Rock, Ralf
Zdiarstek, Markus Schmitt, Daniel Schmitt, Jens
Ludwig, Dirk Sauer, Tobias Exxel, & Tobias
Sammet