Au pays d'Osyrhia, il y a des dieux et des émeraudes,
des gentils mais aussi des méchants qui
sèment le chaos dans cette contrée
qui pourtant était si belle. Et Cenos doit
réunir les pierres pour la puissance de
l'untité des grands prêtres. Alors
les dieux forment une communauté qui est
menée par Aragorn mais les méchants
sont trop forts. Heureusement, il y a l'élu
qui va guider le peuple vers la victoire, il s'agit
du warrior of ice !
Hmm, je crois que je me suis trompé
à moment donné. Enfin, vous aurez
compris qu'il s'agit ici d'un univers heroic fantasy
pas piqué des vers mais plutôt piqué
à Tolkien et consorts. Vous aurez compris
également que la musique, il n'y a que
ça de vrai alors laissons le concept et
parlons musique.
Fairyland, ça n'étonnera
personne, évolue dans le style Rhapsody.
D'ailleurs, les musiciens ne s'en cachent pas.
Ils poursuivent même l'oeuvre du maître
qui, pour beaucoup, s'est arrêtée
avec le mythique Symphony Of Enchanted Lands.
Si l'idée de départ peut paraitre
intéressante, était-il nécessaire
de pousser autant la ressemblance ? Est-ce que
choisir des sons de claviers ou de guitares différents
de ceux de Staropoli/Turilli n'aurait pas donné
un chouïa plus de personnalité à
un groupe qui est déjà suffisamment
dans la ressemblance ? Oui, probablement.
De plus, et à mon grand désespoir,
l'album est assez uniforme, sans grandes variations,
ballades, breaks ou coups de théâtre
qui viendraient casser un rythme que la section
rythmique (justement), réglée comme
une machine, nous assène telle une bastonnade
sévère et fort répétitive.
Certains morceaux prendraient assurément
une autre ampleur, entourés de chansons
plus lentes. Parce que dans l'état actuel
des choses, l'ensemble reste éprouvant.
Bien sûr, il y a Elisa au
chant et elle s'en sort plutôt bien. Certains
passages relèvent également la sauce.
Il s'agit en général des ralentissements
qui arrivent tel le messie, pour nous sauver de
le furie tagadag du batteur/bassiste. D'autres
idées, également, sont plutôt
bonnes et s'éparpillent sur quelques chansons.
A Dark Omen et le morceau titre étant respectivement
le plus entraînant et le plus équilibré.
Finalement, de son intro à
son long morceau de cloture, Of Wars In Osyrhia
n'a ni la finesse, ni la finition, ni l'évidence
des opus de Rhapsody. Mais après tout,
me direz-vous, il s'agit du premier album d'un
groupe tout jeune qui s'attaque avec un lance
pierre au grand monsieur italien tout musclé.
Attendons donc la suite, avec davantage de personnalité
et espérons que Fairyland ne se transforme
pas en tribute band.