Philéas
Prog, en quittant Londres, ne se doutait guère,
sans doute, du grand retentissement qu'allait
provoquer son départ. La nouvelle du pari
se répandit d'abord dans le Reform-Club,
et produisit une véritable émotion
parmi les membres de l'honorable cercle. Avec
l'aide de son fidèle Passepartout, allait-il
parvenir à chroniquer tous ces albums en
seulement 80 jours ?
ANGE
EMILE JACOTEY
(1975)
1. Bele, Bele Petite Chèvre
2. Sur La Trace Des Fées
3. Le Nain De Stanislas
4. Jour Après Jour
5. Ode A Emile
6. Ego Et Deus
7. J'irai Dormir Plus Loin Que Ton Sommeil
8. Aurélia
9. Les Noces
10. Le Marchand Des Planètes
Les
inventeurs du rock franco-médiévo-symphonico-génésien
dans leur meilleur album. Ils furent très
populaires vers 1974. En ce temps là,
Ange se déplaçait dans un
tube Citroën d'occasion et surtout
dans une inspiration moyenâgeuse peuplée
de forgerons frappant l'enclume tout en
regardant passer des lunes, sachant parler
à nos aïeux comme s'ils n'avaient
été vieux, d'un vilain nommé
Godevin, de Pierre et Gladys sur la trace
des fées au joli mois de mai, de
cimetières d'arlequins, de Grimaud
le loup et d'un Thierry l'hermite ( à
moins que ce ne soit Bernard l'hermite).
Enfin, toujours est-il qu'il était
petit fils d'Aphrodite, ça c'est
sûr ! Et tout cela derrière
des pochettes plus hideuses les unes que
les autres et sur une musique rockeusement
francisée et gorgée de nappes
de mellotron. Ange, une musique jouée
par des musiciens rustiques, tellement ancrés
dans leurs racines qu'ils ne déplaçaient
jamais sans leur motte belfortine. Pour
la première fois, nous entendions
du rock progressif avec des paroles en français
et nous étions ravis, nous les accros
des génesseries gabrielliennes.
Aujourd'hui, tout cela a pris un sacré
coup de vieux et depuis, ce brave Emile
Jacotey est parti, tranquille, torcher le
cul du firmament.
Titres
préférés : Ode à
Emile & Sur La Trace Des Fées
AUDIOSLAVE (2002)
1. Cochise
2. Show me how to live
3. Gasoline
4. What you are
5. Like a stone
6. Set it off
7. Shadow of the sun
8. I am the highway
9. Exploder
10. Hypnotize
11. Bring em back alive
12. Light my way
13. Getaway car
14. The last remaining light
La
réunion du leader charismatique de
Sound Garden et des trublions de Rage Against
The Machine avait de quoi réveiller
notre curiosité. Sans compter que
l'idée de retrouver Cornell dans
un registre plus hard (après son
escapade solo relativement ratée,
à l'exception de quelques morceaux)
n'était pas pour me déplaire
et cela même si j'ai toujours ressenti
une certaine retenue vis à vis de
la musique de RATM (pour ne pas dire que
j'ai toujours été incapable
d'écouter ce groupe).
Heureusement pour moi, Audioslave évolue
dans un style grungie un tantinet viril.
La voix de Cornell est plutôt bonne
même s'il se force un peu trop lorsqu'il
se prend pour Robert Plant. Le point faible
de cet album ne se trouve cependant pas
à ce niveau. Les compos, d'abord,
sont trop attendues et pas assez variées.
De plus, les
solos de Tom Morello sont (comme à
son habitude) une sorte de sonorité
étrange et torturée sans queue
ni tête. Ça aurait été
sympa, à condition de ne pas être
systématique. Malheureusement, TOUS
les morceaux subissent ce qui pourrait être
une forme d'originalité mais qui
se termine bien souvent par une petite torture.
Quite à faire un mélange Sound
Garden/RATM, ils auraient tout gagner à
prendre Kim Thayil à la gratte. C'était
pas un dieu vivant mais au moins, il plantait
quelques solos inspirés et mélodiques.
Il reste cependant quelques bonnes idées
dans les morceaux plus lents à l'image
de Shadow Of The Sun.
Enfin, voilà donc ma vision du résultat
du mélange Cornell/RATM que beaucoup
voient sans lendemain.
Titres
préférés : What You
Are, Shadow Of The Sun & The Last Remaining
Light
BAD
COMPANY
10 FROM 6
(1974)
1. Can't Get Enough
2. Feel Like Makin' Love
3. Run With The Pack
4. Shooting Star
5. Movin' On
6. Bad Company
7. Rock 'N' Roll Fantasy
8. Electric Land
9. Ready For Love
10. Live For The Music
1974,
la gifle ! C'est Bad Company dans
"Bad company" ! Un super groupe
(comme on disait à l'époque)
pour une musique de grande qualité,
sans fioritures ; un blues-rock dans la
lignée de groupes comme Free (auteur
de l'immortel "All right now").
Une musique proche du hard, très
accrocheuse et musclée avec la voix
(quelle voix !) de Paul Rodgers, les guitares
de Mick Ralphs et des albums excellents
comme ce " Bad company " ou "
Straight Shooter ". Après ces
deux premières uvres, ils se
sont lancés, un peu comme tout le
monde dans les redites, les remplissages,
la formule, jusqu'à se séparer
en 82 et se reformer avec un nouveau chanteur
et dans un style un peu FM pour l'album
" Holy water " en 88 assez décevant.
Cette compil appelée " 10 from
6 " (soit 10 titres de 6 albums) est
très bien faite et permet de retrouver
tous les meilleurs trucs de Bad C°.
Bad company ? Une sacrée bonne compagnie
!
Philéas
Prog
Note
: 8/10
Titres
préférés : tous ..
ou presque !
BUFFALO
SPRINGFIELD
BEST OF (1969)
1. For What it's Worth
2. Mr. Soul
3. Sit Down - I Think I Love You
4. Kind Woman
5. Bluebird
6. On The Way Home
7. Nowadays Clancy Can't Even Sing
8. Broken Arrow
9. Rock And Roll Woman
10. I Am A Child
11. Go And Say Goodbye
12. Expecting To Fly
Un
bon groupe des années 66-67, ancêtre
de Crosby, Stills, Nash & Young. Ce
groupe qui vola son nom à une marque
de tracteurs, avait en son sein les fameux
Stephen Stills (auteur en autre de "
For what it's worth " et " Bluebird
"), et l'inusable Neil Young qui composa
l'excellent " Broken arrow ".
Il y avait aussi Jim Messina (futur Poco
- groupe de country-rock), Bruce Palmer
(qui n'a aucune parenté avec Carl)
et Ritchie Furay dont malheureusement, nous
sommes sans nouvelles aujourd'hui. Buffalo
Springfield était en quelque sorte
le pendant américain des Beatles.
Stills et Young (prononcer " iang ")
composaient d'agréables chansons
qui aujourd'hui tiennent encore la route.
Elles étaient les prémices
de futures merveilles comme " Déjà
vu ".
Titres
préférés : For What
It's Worth & Broken Arrow
CACTUS
'OT 'N' SWEATY
(1972)
1. Swim
2. Bad Mother Boogie
3. Out Lil Rock-N-Roll Thing
4. Bad Stuff
5. Bringing Me Down
6. Bedroom Mazurka
7. Telling You
8. Underneath the Arches
Bel
album américain du groupe de deux
excellents musiciens de rock " musclé
", j'ai nommé Carmine Appice
(drums) et Tim Bogert ( bass) qui jouèrent
avec le fameux Vanilla Fudge (ancêtre
de Deep Purple) et surtout avec Jeff Beck
dans l'excellent " BBA ". Une
musique enregistrée live avec des
titres plein de feeling et de virilité,
assez percutants, authentiques, sans fioritures,
couillus et définitifs. En fin de
compte, une sacrée énergie
pour un Cactus bien piquant : (Oui, je sais,
facile, désolé).
Philéas
Prog
Note
: 7/10
Titres
préférés : Bad Stuff,
Bringing Me Down et Telling You
CHICAGO
TRANSIT AUTHORITY
(1969)
1. Introduction
2. Does Anybody Really Know What Time It
Is ?
3. Beginnings
4. Questions 67 And 68
5. Listen
6. Poem 58
7. Free Form Guitar
8. South California Purples
9. I'm A Man
10. Prologue, August 29, 1968
11. Someday (August 29, 1968)
12. Liberation
Cuivres
bouillonnants et guitares brûlantes
! Voix soul et prises de position politiques
progressistes ! C'était " Chicago
" (pardon, Chicago Transit Authority)
pour un premier album assez percutant. La
claque de 69 ! A l'époque, c'était
la vogue des doubles albums. Alors, Chicago
en a fait plusieurs dont les deux premiers
d'excellente facture. Après, ce ne
fut plus vraiment ça. Il y eut bien
un " Live in Japan " correct mais
un peu léger question son, un "
VII " avec quelques jazz-rockeries
bien envoyées. Puis, le vide commercial
fut atteint avec le sommet " If you
leave me now " gluant et sucré
à l'extrême. Chicago était
fini bien avant que son génial guitariste
Terry Kath se foute une balle dans la tête
un soir de 78. Désespoir ? Regret
de sombrer dans la soupe ? Que nenni ! Plus
triste encore : roulette russe !
Titres
préférés : South
California Purple, I'm A Man, Introduction,
Libération
PETER
GABRIEL
UP
(2002)
1. Darkness
2. Growing Up
3. Sky Blue
4. No Way Out
5. I Grieve
6. The Barry Williams Show
7. My Head Sounds Like That
8. More Than This
9. Signal To Noise
10. The Drop
"
Up ", la nouvelle parution de Gabriel
ne correspond plus guère à
ce que l'on peut encore attendre encore
d'un artiste qui fut authentique, ouvert
aux influences et qui se remit longtemps
en question. Certes, Gabriel recherche dans
cette uvre le dépouillement,
sa musique par moments dégage un
profond lyrisme et une émotion constamment
palpable, sa voix est toujours égale
à elle-même, mélancolique
et prenante, les arrangements et la production
sont de qualité mais il y a malgré
tout, comme d'habitude dans ses albums,
un aspect " variété internationale
" qui agace et une majorité
de titres assez dispensables.
Une question cruciable pour conclure : le
père Gabriel avance-t-il toujours
?
Titres
préférés : My Head
Sounds Like That & Signal To Noise
JIMI
HENDRIX
IN THE WEST
(1972)
1. Johnny B. Goode
2. Lover man
3. Blue suede shoes
4. Voodoo Chile
5. The Queen
6. Sergeant Pepper's lonely hearts club band
7. Little wing
8. Red house
Attention
: chef d'uvre absolu d'Hendrix, le
météore électrique
! Tout y est parfait. Beaucoup de guitare
car ici le maître joue " live
". Mais, une guitare sensuelle, imprévisible,
inspirée, magique ! Question son,
" c'est un peu rustique " diront
les grincheux. Certes, mais quel feeling,
quel punch. Le GENIE vous dis-je. Ecoutez
ce blue fabuleux nommé " Red
house " : 12 minutes d'extase. Et "
Little wing ", superbe ! Quant à
" Voodo chile " : ouaah !... et
ce " Johnny Be goode " Il tue
ce pauvre Chuck Berry une deuxième
fois. " In the west " un ovni
dans le monde du rock ! Géant !
1. Calling
2. Silence
3. Parasites
4. Lightning
5. Time Of The Hunter's Moon
6. The Hermit (Wait And See)
7. Don Juan's Triumph
8. Ribbon And Tears
9. Long Voyage Back
10. While The World Awaits
TIMO
KOTIPELTO
THE BEGINNING (2002)
1. The Beginning
2. Waiting for the Dawn
3. Kadesh
Timo
Kotipelto est le chanteur haut perché
de Stratovarius. A l'instar du gratteux
nommé Timo Tolkki, il a profité
d'une année de repos de son groupe
pour enregistré un album solo. Si
Tolkki s'est laché en nous pondant
une oeuvre très personnelle, à
des années lumières du speed
jovial de Stratovarius, Kotipelto, lui,
n'est absolument pas sorti des rails. Waiting
For The Dawn est une longue suite de morceaux
speed dans la plus pure tradition stratovarienne,
sans les éclairs de génie
de Timo Tolkki. Il y a bien quelques solos
de guitare plutôt bien envoyés
qui épicent un peu les chansons mais
force est de constater que la sauce ne prend
pas vraiment.
Cet album est sympa et bien produit mais
manque franchement d'ambition. Sans compter
la pochette d'un goût plus que douteux.
Pour finir, bizarrerie absolue, le meilleur
morceau n'est pas présent sur l'album
!! Oui, il s'agit du couillu Kadesh qu'on
ne peut écouter que sur le single
The Beginning sorti deux mois avant Waiting
For The Dawn.
D'un côté, c'est mieux, ça
fait économiser de l'argent.
1. Signs Of Life
2. Learning To Fly
3. The Dogs Of War
4. One Slip
5. On The Turning Away
6. Yet Another Movie
7. Round And Around
8. A New Machine, part one
9. Terminal Frost
10. A New Machine, part two
11. Sorrow
Ayant
largué Waters (ou Waters les ayant
largués ?!?), Gilmour et Mason remettent
ça sans Wright (parti faché
contre Waters pour vivre de ses rentes sur
une minuscule île grecque). Il s'agit
ici d'une sorte de Gilmour's Pink Floyd
(avec le cas possessif et malheureusement
sans le " cas " Waters !) Pourquoi
malheureusement ? Parce que Pink Floyd sans
ce taré de Waters, n'est plus Pink
Floyd. D'accord, il reste Gilmour ! Vous
me suivez ? J'explique : cet album est un
album solo de Gilmour qui ne dit pas son
nom tout en s'appelant " Pink Floyd
" avec Mason mais sans Waters et Wright.
Et son intérêt réside
dans le fait que Gilmour s'y montre encore
un super guitariste comme dans les albums
où il jouait avec Waters. Malheureusement,
sans Waters pour composer, ce n'est plus
vraiment ça. C'est même un
peu juste comme dans l'album solo de Gilmour,
le médiocre " About face ".
Alors, on essaie de combler le vide en faisant
appel à un roi de la production.
On ressort aussi un peu tous les clichés
de l'ancien Pink Floyd (celui avec Waters,
Wright et Mason). Mais, rien n'y fait. A
part peut-être l'intéressant
" On the turning away " digne
de " The wall " qui est lui peut-être
un vrai album de Pink Floyd avec Waters,
Gilmour, Wright et Mason qui ne pouvait
qu'y figurer car c'est au pied du mur (the
wall) qu'on voit le Mason. Quant à
Wright, vous savez, celui qui s'est faché
avec Waters, depuis, il est revenu de son
île grecque pour enregistrer l'album
live " Delicate sound of thunder "
qui n'apporte vraiment rien à l'uvre
de Pink Floyd, celle avec Waters, Mason
Gilmour et Wright mais sans Barrett. Barrett
? Celui-là, il y a longtemps qu'il
a quitté le groupe ! Vous n'avez
pas tout compris ? Tant pis. Ecoutez "
Animals ", ça suffira !
1. Astronomy Domine 8:29
2. Careful With That Axe, Eugene 8:50
3. Set The Controls For The Heart Of The
Sun 9:12
4. A Saucerful Of Secrets 12:48
1. Sysyphus - Part 1
2. Sysyphus - Part 2
3. Sysyphus - Part 3
4. Sysyphus - Part 4
5. Grandchester Meadows
6. Several Species Of Small Furry Animals
Gathered Together In A Cave And Grooving
With A Pict
7. The Narrow Way - Part 1
8. The Narrow Way - Part 2
9. The Narrow Way - Part 3
10. The Grand Vizier's Garden Part 1
11. The Grand Vizier's Garden Part 2
12. The Grand Vizier's Garden Part 3
Premier
album important de Pink Floyd. Un double
live/studio à la belle pochette à
vision infinie.
Le live : Pink Floyd joue quatre thèmes
très intéressants, très
psychedelico-planants, avant-coureurs des
envolées germano-synthétiques
des Tangerine Dream, Ash Ra temple et autres
Can à venir. " Astronomy domine
" domine l'album. C'est un morceau
rapide, tendu, urgent et très rock
permettant de saisir toute la valeur du
jeu de Gilmour, le nouveau remplaçant
de Barrett qui s'est barré, déconnecté.
" A saucerful of secrets " est
l'occasion pour le groupe de développer
leur rock puissant, " spacial "
et surtout excessivement original si on
le compare à ce que font les autres
groupes du moment (nous sommes en 69). Les
deux autres titres de ce live sont de longues
et belles suites planantes et lancinantes.
Le studio : en ce qui le concerne, on peut
émettre quelques réserves.
Aujourd'hui, " The narrow way "
de Gilmour et le début de "
Sysyphus ", la partie Wright (la suite
étant assez boursouflée) me
semblent avoir encore un intérêt.
Le reste sans grand fil conducteur me lasse
vite (surtout la partie Mason).
" Ummagumma " est un bel album
aujourd'hui quelque peu difficile à
digérer dans son intégralité
mais historiquement important car marquant
une étape avant le virage et la grande
épopée hollywoodienne de "
Dark side " et " Wish you were
here " moins créatifs.
1. Blackest Eyes
2. Trains
3. Lips of Ashes
4. The Sound of Muzak
5. Gravity Eyelids
6. Wedding Nails
7. Prodigal
8. .3
9. The Creator Has a Mastertape
10. Heartattack in a Layby
11. Strip the Soul
12. Collapse the Light Into Earth
Steven
Wilson est un musicien de grande qualité.
Nul n'en doute ! Il possède un énorme
potentiel. Son précédent album
" Lightbulb sun " nous avait offert
quelques titres très racés,
plein d'originalité, virils mais corrects
qui faisaient penser que cet artiste talentueux
allait permettre à la musique progressive
de continuer à progresser et
à Porcupine tree de devenir un groupe
ENORME (en majuscules, s'il vous plaît
!). Malheureusement, cet album déçoit
car, même si Wilson y inclut quelques
passages à peine plus heavy que le
dernier cd de James Barclay Harvest, cet album
reste " pop " dans tout ce que ce
mot peut avoir de péjoratif. Et le
mélange que l'on trouve dans "
Blackeyes eyes ", par exemple, paraît
un peu factice et on a encore droit aux faiblesses
innérentes à " Stupid Dream
" et " Lightbulb sun ".
Maintenant il est sûr que la major Atlantic
et ceux qui aiment les petites mélodies
sucrées à deux balles, post-beatlesiennes
ou beachboysiennes les suivront dans cette
démarche à laquelle je n'adhère
pas. Mais, je ne désespère pas
de Wilson, cet artiste talentueux doublé
d'un guitariste hors-pair et j'attends avec
espoir une suite à des titres monumentaux
et jouissifs comme " Russia on ice ",
" Hatesong ", " Even Less "
ou " She's moved on ".
1. Calling
2. Silence
3. Parasites
4. Lightning
5. Time Of The Hunter's Moon
6. The Hermit (Wait And See)
7. Don Juan's Triumph
8. Ribbon And Tears
9. Long Voyage Back
10. While The World Awaits
Tunnelvision
est un groupe finlandais de métal prog
qui sort ici son premier album. Leur but avoué
est de rendre un hommage viril à l'ancienne
école du prog (Yes, Genesis, UK, Rush)
et au métal traditionnel (Iron Maiden,
Dio).
Le résultat est agréable, parfois
pêchu, parfois complexe, avec un guitariste
au jeu vraiment très proche de celui
d'un certain Stephan Lill (Le style Vanden
Plas est d'ailleurs très présent
dans un solo de Time Of The Hunter's Moon,
pareil dans Don Juan's Triumph).
Ce Tomorrow sent cependant à plein
nez le premier album et les compos manquent
encore très souvent de personnalité.
Surtout que les groupes de métal prog
commencent à pulluler dangereusement
et qu'il est de moins en moins évident
de sortir son épingle du jeu.
Attendons donc le second album dans lequel,
habituellement, on trouve son style.