A l'occasion de ma chronique de
Port Royal et étant toujours avide d'aventures
rocambolesques, je me suis rendu à l'île
de la Tortue, dans les Caraïbes, afin de
rencontrer à nouveau le leader de Running
Wild, Rolf Kasparek. C'est dans notre désormais
habituelle gargote dégueulasse que débute
notre entrevue.
Moi : Bonjour Rock n' Rolf.
Rolf Kasparek : Hey, comment tu vas petit ?
Moi : Bien, merci. Et vous ?
RK : Ma chope est vide mais sinon, ça va.
Tu sais, je ne bois que du rhum...
Moi : C'est bien. Je constate que
vous avez ôté votre crochet en plastique.
RK : Oui, ça me tenait chaud. Mais tu n'es
sans doute pas venu ici pour parler de mode. Qu'est
ce que tu veux ?
Moi : J'aimerais que nous parlions
de votre album Port Royal.
RK : J'ai fait ça moi ?
Moi : Oui, sur la pochette, on voit
une taverne avec le Jolly Roger.
RK : Bah, c'est sur toutes les pochettes. Tu n'a
pas un autre renseignement ?
Moi : Mais si, vous savez, il y
a des solos sympas, des choeurs pendant les refrains,
des batteries pilonnantes.
RK : Ah oui ? Et ça parle de quoi ?
Moi : C'est des histoires de pirates,
je crois.
RK : De pirates, j'aurais du m'en douter. Tu peux
me donner un titre de chanson ?
Moi : Conquistadores. "Hungry
for gold, doing as the religious madman told conquistadores".
Vous vous souvenez ?
RK : Ah oui, maintenant que vous me le dites.
Mais c'est sur Under Jolly Roger cette chanson
là..
Moi : Non, non. C'est la piste 7
de Port Royal. Vous voyez, quand je vous disais
que vous composiez toujours la même chanson
!
RK : Mais non, tu dis n'importe. Allez, dégage
d'ici avant que mes potes t'infligent le supplice
de la planche.