Helloween, à défaut
d'être la citrouille, est un véritable
épouvantail au sein de la communauté
du hard/métal/speed et j'en passe. A l'instar
d'un Metallica ou d'un Guns n' Roses (quoi que
Guns n' Roses fait plus figure de macchabée
que d'épouvantail), Helloween a eu le malheur
de faire d'horribles choses qui lui ont valu sa
réputation et la haine de plein de fans
chevelus :
Ces choses peuvent se résumer
en 4 points principaux:
1. Helloween a sorti les deux Keepers.
2. Kai Hansen a quitté le groupe.
3. Michael Kiske a quitté le groupe.
4. Michael Weikath a quitté son cerveau.
Tels sont les épouvantables
actes que nous pouvons imputer à Helloween.
Le résultat, vous le connaissez aussi bien
que moi. Pink Bubbles Go Ape, Chameleon, Master
Of The Ring, The Time Of The Oath, Better Than
Raw, The Dark Ride. Une demi-douzaine d'albums
de deux ou trois bons morceaux qui peuvent se
targuer d'avoir des pochettes parmi les plus effroyables
des 20 dernières années. Il y en
a qui ont aimé, c'est sûr. D'autres
qui n'ont pas encore terminé, à
l'heure actuelle, de cracher sur ces albums.
Est-ce que Andi Deris est meilleur
chanteur que Kiske ? Est-ce que Weikath est meilleur
compositeur que Hansen ? Est-ce qu'on en a quelque
chose à foutre ? Non, franchement, rien.
"Let the music do the talking"
disait je ne sais plus qui
hmm
il
me semble qu'il s'agit d'un musicien d'Aerosmith.
Pas Steven Tyler avec son visage polymorphe. Alors,
ça doit être Joe Perry (de toute
façon, je ne connais pas le nom des autres
musiciens). Donc, je laisse la musique faire le
talking. Et que me dit-elle ? Elle me dit qu'Helloween
est un peu à la ramasse depuis 1991 et
les albums qui suivent alternent le correct et
le douteux jusqu'à entrer totalement dans
le moule speed dans la deuxième moitié
des années 90. Et entrer dans un moule
qu'on a créé soi même, après
une vingtaine d'années d'existence, c'est
plutôt triste.
Donc, pour ma part, lorsqu'arrive
ce Rabbit Don't Come Easy, Helloween n'est plus
qu'un groupe un tantinet à la ramasse,
mené par un Weikath qui porte sur son dos
l'image d'un je-m'en-foutiste, cigarette au bec,
qui méprise son public. Donc, je pars sur
la base de : c'est un album de merde, je vais
pouvoir en dire du mal, super, je suis un sadique
démoniaque avec de la bave au coin des
lèvres, vive Kai Hansen, vive Gamma Ray,
youpi, youpi, je ne trouve mon bonheur qu'en disant
du mal de groupes dont la mascotte est une citrouille,
ô joie !
Un message subliminal s'est insinué
malgré moi dans la phrase précédente.
Saurez-vous le retrouvez ? A gagner, un mégot
de Michael Weikath ramassé à l'Elysée
Montmartre le 3 octobre 1998.
Qu'en est-il donc de ce Rabbit ?
Eh bien, comment dire... il s'agit de speed de
série avec quelques beaux solos de gratte.
C'est bien conçu, tout beau, tout propre,
mais ça manque d'évidence. Les refrains
ne sont pas toujours entraînants (Just A
Little Sign, par contre, est efficace) et l'ensemble
demeure conventionnel. Le seul morceau un brin
aventureux et réussi, signé Andi
Deris, est Back Against The Wall, le meilleur
de l'album.
Et d'ailleurs, en y réfléchissant
bien, si je devais donner une note sur 4 à
chaque compositeur de cet album, le résultat
serait le suivant :
1. Andi Deris - 2.5/4
2. Sascha Gerstner - 2.2/4
3. Markus Grosskopf & Michael Weikath - 2/4
Etonnant, non ?
