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HELLOWEEN
RABBIT DON'T COME EASY

Genre : Speed Métal
Année : 2003

Just a Little Sign ---------------------
Open Your Life -----------------------
Tune -------------------------------------
Never Be a Star ----------------------
Liar --------------------------------------
Sun 4 the World -----------------------
Don't Stop Being Crazy ------------
Feels So Good ------------------------
Hell Was Made in Heaven --------
Back Against the Wall --------------
Listen to the Flies --------------------
Nothing to Say -----------------------
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Helloween, à défaut d'être la citrouille, est un véritable épouvantail au sein de la communauté du hard/métal/speed et j'en passe. A l'instar d'un Metallica ou d'un Guns n' Roses (quoi que Guns n' Roses fait plus figure de macchabée que d'épouvantail), Helloween a eu le malheur de faire d'horribles choses qui lui ont valu sa réputation et la haine de plein de fans chevelus :

Ces choses peuvent se résumer en 4 points principaux:
1. Helloween a sorti les deux Keepers.
2. Kai Hansen a quitté le groupe.
3. Michael Kiske a quitté le groupe.
4. Michael Weikath a quitté son cerveau.

Tels sont les épouvantables actes que nous pouvons imputer à Helloween. Le résultat, vous le connaissez aussi bien que moi. Pink Bubbles Go Ape, Chameleon, Master Of The Ring, The Time Of The Oath, Better Than Raw, The Dark Ride. Une demi-douzaine d'albums de deux ou trois bons morceaux qui peuvent se targuer d'avoir des pochettes parmi les plus effroyables des 20 dernières années. Il y en a qui ont aimé, c'est sûr. D'autres qui n'ont pas encore terminé, à l'heure actuelle, de cracher sur ces albums.

Est-ce que Andi Deris est meilleur chanteur que Kiske ? Est-ce que Weikath est meilleur compositeur que Hansen ? Est-ce qu'on en a quelque chose à foutre ? Non, franchement, rien.

"Let the music do the talking" disait je ne sais plus qui… hmm… il me semble qu'il s'agit d'un musicien d'Aerosmith. Pas Steven Tyler avec son visage polymorphe. Alors, ça doit être Joe Perry (de toute façon, je ne connais pas le nom des autres musiciens). Donc, je laisse la musique faire le talking. Et que me dit-elle ? Elle me dit qu'Helloween est un peu à la ramasse depuis 1991 et les albums qui suivent alternent le correct et le douteux jusqu'à entrer totalement dans le moule speed dans la deuxième moitié des années 90. Et entrer dans un moule qu'on a créé soi même, après une vingtaine d'années d'existence, c'est plutôt triste.

Donc, pour ma part, lorsqu'arrive ce Rabbit Don't Come Easy, Helloween n'est plus qu'un groupe un tantinet à la ramasse, mené par un Weikath qui porte sur son dos l'image d'un je-m'en-foutiste, cigarette au bec, qui méprise son public. Donc, je pars sur la base de : c'est un album de merde, je vais pouvoir en dire du mal, super, je suis un sadique démoniaque avec de la bave au coin des lèvres, vive Kai Hansen, vive Gamma Ray, youpi, youpi, je ne trouve mon bonheur qu'en disant du mal de groupes dont la mascotte est une citrouille, ô joie !

Un message subliminal s'est insinué malgré moi dans la phrase précédente. Saurez-vous le retrouvez ? A gagner, un mégot de Michael Weikath ramassé à l'Elysée Montmartre le 3 octobre 1998.

Qu'en est-il donc de ce Rabbit ? Eh bien, comment dire... il s'agit de speed de série avec quelques beaux solos de gratte. C'est bien conçu, tout beau, tout propre, mais ça manque d'évidence. Les refrains ne sont pas toujours entraînants (Just A Little Sign, par contre, est efficace) et l'ensemble demeure conventionnel. Le seul morceau un brin aventureux et réussi, signé Andi Deris, est Back Against The Wall, le meilleur de l'album.

Et d'ailleurs, en y réfléchissant bien, si je devais donner une note sur 4 à chaque compositeur de cet album, le résultat serait le suivant :
1. Andi Deris - 2.5/4
2. Sascha Gerstner - 2.2/4
3. Markus Grosskopf & Michael Weikath - 2/4

Etonnant, non ?


 Chant : Andi Deris

Guitares : Michael Weikath
Guitares : Sascha Gerstner
Batterie : Stefan Schwarzmann
Basse : Marcus Großkopf