Votez pour Tears Of Metal
Accueil
e-mail


ADAGIO
SANCTUS IGNIS

Genre : Symphony X
Année : 2001

Second Sight ----------------------
The Inner Road ----------------------
In Nomine... ---------------------------
This Stringless Violin ---------------
Seven Lands Of Sin -----------------
Order Of Enlil -------------------------
Sanctus Ignis --------------------------
Panem Et Circenses -----------------
Immigrant Song ------------
----------

3
3
1
3
3
1
1
3
3

Certains attendaient cet album comme le messie, relisant tous les soirs la biographie complète de Stéphan Forté alors que, sous leur tente, ils attendaient patiemment qu'ouvre le Virgin de Marseille. D'autres, n'ayant plus grand chose à se mettre sous la dent, attendaient ce Sanctus Ignis pour enfin trouver une occupation en ces heures de grève étudiante intempestive menée par quatre cons chevelus à l'écharpe rebelle (messieurs, je vous emmerde). C'est donc avec plaisir que je me suis rué chez mon disquaire préféré (le seul ?) afin de me procurer l'album en question qui n'apparut dans les bacs montpelliérains que le 15 mars, soit 2 jours après la date prévue (Forté avait probablement décidé de distribué son cd partout sauf dans sa propre ville). C'est ainsi qu'à la FNAC s'est créé un climat d'angoisse alors que quelques vendeurs se démenaient comme des beaux diables pour comprendre la raison d'un tel retard, clamant à qui veut l'entendre "Putain, ça fait chier, Adagio aurait du sortir il y a deux jours." Et moi, je souriais en me foutant de leur gueule car le vendeur de la FNAC est drôle par essence. Finalement, Sanctus Ignis arrive avec médiator dédicacé et cd bonus et je retourne chez moi écouter cette chose qui a, une fois n'est pas coutume, obtenu la note devenue extrêmement banale de 6 détonateurs dans Hard Rock. Bientôt, ils seront obligés de mettre différents degrés de 6 détonateurs pour différencier les albums (6,18 détonateur pour machin, 6,26 pour truc...). Enfin, je ne suis pas ici pour régler des problèmes de détonateurs mais pour parler d'Adagio. Et quelle ne fut pas ma surprise, chers lecteurs, lorsque, le son à fond, je me surprenais en train de dire "Hey... mais c'est Symphony X !!!!" et de regarder les musiciens pour voir si je ne trouvais pas Romeo, Pinnella et compagnie dans le line-up. Même son de gratte, même rythmique, clins d'oeils permanents... Certes l'impression de plagiat s'atténue avec les écoutes mais tout de même, la ressemblance est frappante. Et tout ceci est probablement la seule chose que l'on peut reprocher à Adagio. Un tel album serait sorti il y a 4 ans, j'aurais crié au génie. Surtout que Forté est plus mélodique que Roméo et qu'il insuffle dans ses morceaux un petit côté arabisant du meilleur effet. Malheureusement, Symphony X avait déjà fait ça dans leur dernier album avec des morceaux comme Egypt. Donc, il reste à savoir si on juge Adagio en fan du style, en se sortant du contexte ou tout autrement, en mangeant des haricots verts tout en chantant du Michel Sardou en copte. Personnellement, je parle très peu le copte et je déteste Michel Sardou sauf quand il était jeune et qu'il portait des pantalons pat' d'ef. Par conséquent, je me permettrais une critique à la fois contextuelle et partialement impartiale dans sa partialité. Ainsi, je dirais que dans ce Sanctus Ignis, tout est bon, tout est bien fait, chaque musicien est très fort mais que l'ensemble manque cruellement de personnalité. Les influences sautent aux oreilles à chaque instant, faisant passer notre ouie fine de Stratovarius en Rhapsody, de Malmsteen en Symphony X... En définitive, Adagio est un groupe en devenir qui, à mon humble avis, devrait vraiment peaufiner son style afin de rendre ses compositions beaucoup plus personnelles.


  Chant : David Readman
Guitares : Stephan Forté
Batterie : Dirk Bruinenberg
Basse : Franck Hermanny
Claviers : Richard Anderson
Claviers : Stephan Forté