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& Raven ------------------------ The
Power Of One -------------------
Single
Bonus
Vidéo
: Wolf & Raven -------------- PeaceMaker --------------------------
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Sonata
Arctica est une bande de jeunes finlandais sympathiques
qui distillent une musique péchue qui mouline
plus qu'un cycliste français dans l'Alpes
d'Huez. Le speed mélodique n'a pas de secrets
pour eux puisqu'ils maîtrisent sur le bout
des doigts les batteries pilonantes et les solos
ultra-rapides dans un indéniable style
à la Stratovarius (le son des claviers
par exemple). Ce Silence est d'ailleurs, selon
certains, l'album de la maturité pour ces
jeunes finlandais sympathiques qui distillent
une musique péchue qui mouline plus qu'un
pêcheur de mérous en haute mer. Maturité
? Boaf ! Il est vrai que les compos alternent
le speed pur et les morceaux plus lents mais en
ce qui me concerne, par maturité, j'entends
"complexité" plutôt que "guimauve".
La guimauve, je n'ai rien contre puisque ce sont
ces morceaux sirupeux (aussi appelés mid-tempo)
qui me plaisent le plus dans les albums de métal.
Seulement, je pense que la guimauve se doit d'avoir
:
a. Une mélodie
imparable
b. Un superbe
solo de gratte
c. Un solo
de biniou (optionnel)
Mais attention,
ne tombons pas non plus dans une totale mièvrerie.
Le dosage doit être bon et certains groupes
passent parfois à côté. Mais
je m'égare car je parlais de maturité.
Cet album de Sonata Arctica est-il mature ? Ma
réponse serait "un peu". Les tentatives
sont là mais restent souvent vaines. D'ailleurs,
il suffit d'écouter cet album en faisant
autre chose pour finir par s'écrier au
bout de 45 minutes : "C'est toujours le même
morceau !". Le speed péchu que distille
cette bande de jeune finlandais sympathiques balaye
tout sur son passage mais reste sans aucune surprise
et c'est un peu le problème du speed, true
et compagnie. On se demande durant tout l'album
si le batteur n'est pas une machine, si le chanteur
n'a pas été castré (même
si ici, il chante plus bas que les autres), si
le duo claviériste/guitariste n'est pas
composé de musiciens avec 35 doigts chacun.
Au final, on ne retient que ce qui est différent
et en général, il s'agit du morceau
long (il y a souvent un morceau de plus de 10
minutes dans les albums de ce style. Carolina
IV sur Holy Land, Visions sur Visions, Pharaoh
sur Mandrake, etc...) et des chansons plus lentes.
Le speed s'auto-détruit lui-même
et seules les tentatives plus abouties sortent
du lôt (celles avec un meilleur refrain,
avec un solo plus travaillé, une idée
différente dans la composition...) car
si Sonata Arctica n'est pas le plus mauvais dans
son style, le fait que les auditeurs ont bouffé
du Stratovarius et consorts pendant 3 ans les
oblige à se sortir les tripes. Faire son
petit truc dans son coin, c'est une chose mais
lorsqu'on descend dans l'arène pour affronter
les grosses pointures, résister à
la comparaison n'est pas donné à
tout le monde. Et avec Silence, Sonata Arctica
s'est penché sur l'alternance speed/ballade.
Le speed, nous en avons déjà parlé
alors qu'en est-il des ballades ? Boaf ! Les morceaux
non-speed auraient pu être l'occasion d'expérimenter
un peu mais ils restent assez fades dans leur
ensemble (Sing In Silence par exemple) et manquent
un peu de pertinence. Enfin, ces finlandais sympathiques
sont encore jeunes et Silence n'est que leur deuxième
album, avec de bonnes choses mais en restant un
produit extrêmement ciblé. Comme
on a l'habitude de le dire, le troisième
sera celui de la confirmation. Opteront-ils pour
le speed, les ballades, des morceaux plus travaillés
à l'image de The Power Of One, un mélange
de tout ça ? Nous verrons bien dans un
an ou deux.
Chant
:
Tony Kakko Guitares
: Jani Liimatainen Batterie
: Tommy Portimo Basse
: Marko Paasikoski Claviers
: Mikko Harkin, Tony
Kakko