A l'occasion de ma chronique de
Victory et étant toujours avide d'aventures
rocambolesques, je me suis rendu à l'île
de la Tortue, dans les Caraïbes, afin de
rencontrer le leader de Running Wild, Rolf Kasparek.
C'est encore et toujours dans une gargote dégueulasse
que débute notre entrevue.
Moi : Monsieur Kasparek.
Rolf Kasparek : Hey p'tit gars.
Moi : J'aimerais m'entretenir avec
vous de l'album Victory.
RK : Ah oui, il est tout récent celui là.
Je vois que tu ne tapes plus dans mes vieux trucs.
Moi : Oui, j'ai décidé
de changer un peu. D'ailleurs, puisque vous en
parlez, je voudrais vous poser une question concernant
l'ensemble de votre discographie.
RK : Aïe. Dis toujours.
Moi : Pourquoi vous enregistrez
la rythmique aussi fort ? On entend quasiment
que la batterie. Et vous, finalement, votre voix
est presque étouffée derrière.
RK : Ah oui, je vois ce que tu veux dire. C'est
pour ne pas qu'on m'entende. Tu sais, je n'ai
pas l'âme d'un leader. Je n'aime pas me
mettre en avant.
Moi : D'accord, je comprends très
bien. Revenons plutôt à Victory.
RK : Oui, Victory, un excellent album. J'aborde
plein de nouveaux thèmes. Une véritable
remise en question personnelle.
Moi : Oui, j'ai remarqué
ça. Dans Tsar, vous parler de Sergueï
Bubka et dans The Hussar, vous rendez un vibrant
hommage à l'oeuvre de Jean Giono.
RK : Non, pas du tout. Le tsar, c'est Nicolas
de Russie.
Moi : Jamais entendu parler.
RK : Petit con.