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VIRGO

Genre : Rock Iconoclaste
Année : 2001
To Be -------------------------------------
Crazy Me ? ------------------------------
Take Me Home ------------------------
Baby Doll --------------------------------
No Need To Have An Answer ------
Discovery --------------------------------
Street To Babylon ---------------------
River --------------------------------------
Blowing Away ---------------------------
I Want You To Know ------------------
Fiction -------------------------------------

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Baby Doll (vidéo clip) -----------------

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Sascha Paeth : "Notre musique n'a rien à voir avec le Heavy Metal"

Si je commence par une citation, c'est tout simplement parce qu'elle résume à elle seule l'album. Ou tout du moins, elle le résume pour celui ou celle qui se jèterait dessus croyant écouter du Matos, du Paeth, de l'Angra ou du Heavens Gate. Que nenni ! Virgo n'a RIEN a voir avec du Heavy Métal.
A la première écoute, nous autres amateurs de métal, avons l'impression que ce qu'André Matos appelle "album solo", nous l'appelons "opération commerciale". En effet, chers lecteurs, des 11 morceaux composant cet album, seul To Be pourrait être signé Angra (dans le style Lisbon), le solo de gratte en moins. Les 10 autres mélangent beaucoup d'influences pour un résultat un peu vain. Ainsi, Street To Babylon a un son moderne assez déplaisant (on à l'impression d'écouter une quelconque radio FM) ou encore Baby Doll, qui dénote d'une indéniable joie de vivre mais qui ne montre aucun véritable talent de composition. André et consorts s'amusent (voir la vidéo) mais nous, c'est une autre histoire. On se sent donc un peu dépourvu, non pas lorsque la bise fut venue, mais face à cet album qui essaye de toucher un public qui n'aura probablement jamais ce cd entre les mains.
A la deuxième écoute, on commence à se faire à cette musique un tantinet dépaysante. Nous reconnaissons, parce que nous sommes (presque) de bonne foi, qu'André a le mérite d'avoir fait un album totalement différent de ce qu'il fait d'habitude, contrairement à beaucoup d'autres qui se contentent de faire la même chose avec un autre nom. On trouve même quelques morceaux agréables, outre To Be, comme la ballade No Need To Have An Answer (qui peut rappeler I Want To Know What Love Is de Foreigner), Fiction (qui peut rappeler Since I Don't Have You, la reprise de Guns n' Roses) ou encore River et son refrain gospel. Mais au final, on a toujours l'impression d'écouter un pot pourrie mal fagoté qui essaye de toucher tout le monde.
A la troisième écoute, nos impressions n'évoluent plus trop. Nos oreilles, non habituées à certains sons, refusent d'accrocher aux morceaux bluesy, au style trop moderne et à la guimauve pure. Les gens qui passent autour, repus de produits marketings en tous genres, nous disent :"C'est pas mauvais ce que tu écoutes, c'est quoi ?" et là, on se dit que quelque chose ne va pas. Comme on est fans inconditionnels d'André Matos, on écoute encore une fois l'album, on s'extasie chaque fois qu'André force sa voix, on note chaque intervention, aussi infime soit-elle, de la guitare de Paeth et malgré tous nos efforts, nous restons irrémédiablement sur notre faim. Ce n'est pas faute d'avoir essayé mais on a vraiment l'impression que cet album s'adresse à quelqu'un d'autre.
Pour conclure, je dirais que ce cd s'avère aussi déconcertant que les albums solos de Tommy Shaw (loin de Styx) ou de Chris Cornell (loin de Sound Garden). Je vous conseillerais donc d'essayer d'écouter cet album avant d'en faire l'achat. Vous risqueriez de tomber de haut si jamais, comme moi, vous n'êtes pas vraiment réceptif à la musique de Virgo. D'un autre côté, on ne peut pas nier que c'est bien foutu et on soupçonne André et Sascha d'avoir une idée derrière la tête. Si jamais la promotion de cet album s'avère très efficace, il ne serait pas étonnant de le voir se vendre comme des petits pains.

 



 Chant : André Matos 

Guitares : Sascha Paeth
Batterie : Robert Hunecke-Rizzo
Basse : Olaf Reitmeier
Claviers : Miro, André Matos