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MANOWAR
WARRIORS OF THE WORLD

Genre : Hard Rock
Année : 2002
Call To Arms ------------------------
Fight For Freedom -----------------
Nessum Dorma ---------------------
Valhalla -------------------------------
Swords In The Wind ---------------
An American Trilogy --------------
The March ---------------------------
Warriors Of The World United -
Hand Of Doom ----------------------
House Of Death --------------------
Fight Until We Die -------
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Six ans après la sortie de Louder Than Hell, son successeur arrive. Tout le monde s'attendait à quelque chose de particulier et au final, personne n'est vraiment satisfait.
- Les fans trouvent que Manowar se la joue Rhapsody avec des claviers et de la guimauve imbuvable. En défintive, DeMaio et consorts ont trahi le métal, quelle horreur !
- Ceux qui n'aimaient pas Manowar ont apprécié le virage amorcé vers la ballade sirupeuse mais ont regretté la présence de quelques morceaux "rentre-dedans" avec Eric Adams qui dit, je cite "we fight for the king".
- Les adeptes des L5 n'ont pas encore eu l'occasion d'écouter Warriors Of The World et se manifesteront lorsqu'ils auront atteint la puberté.
- Seuls les fans ultimes se contentent de dire : "C'est Manowar, c'est une tuerie !".
Et moi, dans l'histoire ? Eh bien, je suis plutôt du côté de ceux qui n'aimaient pas Manowar alors que, paradoxalement, j'aime bien les Kings Of Metal. Il faut bien avouer que se battre pour le roi, mourir au combat l'épée à la main et prier Odin notre père à tous, c'est bien gentil mais il faut parfois savoir freiner ses ardeurs de viking. C'est pour cette raison que j'ai porté une oreille attentive à tout ce qui pouvait être différent dans ce Warrior Of The World. Et les différences, il y en a beaucoup.
Ainsi, 4 morceaux sortent de la routine + 2 instrumentaux qui s'avèrent assez moyens. Je ne parlerai donc pas du reste (Call To Arms, Warriors Of The World United, Hand Of Doom, House Of Dead et Fight Until We Die) qui navigue dans un style Manowar couillu. Je vous conseille de recouvrir les murs de peaux de bêtes, de vous habiller en cuir et d'inviter quelques filles courts vêtues pour les écouter. Ainsi, vous pourrez saisir pleinement la portée quasi métaphysique des paroles de ces morceaux qui vous feront voyager dans des contrées nordiques où les guerriers meurent pour le roi et finissent au Valhalla avec leurs frères morts sur le champ d'honneur. Ils ont bien de la chance.
Ce qui est étonnant sur cet album, et qui en a perturbé plus d'un, c'est sa construction. Plutôt que d'alterner le rapide et le lent comme le font les gens normaux, les mâles super virils de Manowar ont décidé, chevauchant leur Harley, de mettre tous les morceaux lents à la suite, de la piste 2 à la 7. Il est donc indéniable que Joey DeMaio a fait des études d'histoire. Un jour, on lui a dit, je cite : "L'important, c'est l'intro et la conclusion. Si le correcteur aime le début et termine sur une bonne impression, le reste est vite oublié". Joey a noté tout ça et à construit son album selon cette bonne parole. Le premier morceau est pêchu à souhait et le final carrément cataclismique. Au milieu, il a jeté en vrac tout ce qui pouvait choquer un tant soit peu le warrior of metal qui, malgré tout, s'est écrié "c'est une tuerie", comme tout bon métalleux qui se respecte.
Ou bien DeMaio n'a jamais fait d'étude, ce qui est fort possible également.
Cela dit, à l'instar d'Alain Soral, Joey peut se targuer (sans s'en vanter, loin s'en faut) de s'être tapé au moins... pfff... 700 filles. Et avouons que c'est bien plus important que d'être cultivé.
Et les morceaux lents dans tout ça ? J'y viens, ne soyez pas impatients.
Tout d'abord, Fight For Freedom, avec des paroles superbement patriotiques que ne renierait pas un spot publicitaire de l'US Air Force. Musicalement parlant, c'est plutôt sympathique bien que rapidement lassant.
Ensuite, Swords In The Wind, typique des ballades de Manowar dans le style Master Of The Wind avec des paroles de viking bien membré, comme on les aime (I'll die with honor and pride). Un des meilleurs morceaux de l'album.
Parlons à présent des deux ovnis. L'opérette Nessum Dorma dont j'avoue ne pas du tout comprendre la finalité, si ce n'est pour Adams qui peut s'exclamer, je cite "Vous voyez, je sais dire autre chose que FIGHT avec ma voix agressive". Là, je n'adhère pas du tout.
Enfin, pour finir, An American Trilogy, une reprise du king Elvis lors de son concert Aloha from Hawai de 1973. Oui, souvenez-vous. Il avait son uniforme breveté ridicule avec son col relevé, sa coupe de cheveux abominable et ses rouflaquettes débiles. Oui, le king, celui qui est mort un 16 août 77, exactement 1 an avant ma naissance. Du coup, je suis un peu la réincarnation d'Elvis Presley. Ne soyez pas jaloux, ça ne m'a jamais servi à rien.
Ceci dit, cette reprise quasiment à l'identique (la gratte de Logan en plus et la voix de super crooner de Presley en moins) est une très bonne surprise. Beaucoup crachent leur haine sur la joue de Joey DeMaio pour avoir fait une telle entorse à la virilité inébranlable du groupe. Moi, je remercie Joey DeMaio et ses frères de Manowar pour avoir eu cette idée.
Là, il faudrait conclure mais je n'ai pas envie. Donc, ce Manowar vaut ce qu'il vaut. A la fois novateur et totalement Manowar, avec de bonnes idées et d'autres extrêmement douteuses. Au pire, vous n'aimerez qu'une moitié d'album, au mieux, vous adorerez l'ensemble et vous aurez ainsi le privilège de pouvoir dire à tous vos amis que, je cite "c'est une tuerie !".

 


Chant : Eric Adams
Guitares : Karl Logan
Batterie : Scott Columbus
Basse : Joey DeMaio
Claviers : Joey DeMaio
Peau de bête : Joey DeMaio
Harley Davidson : Eric Adams
Big dicks :
Manowar

Du même groupe :
Into Glory Ride (1983)
Fighting The World (1987)
Kings Of Metal (1988)
Louder Than Hell
(1996)

Hell On Wheels (1997)