En novembre 2001, Wolverine sort
son premier album, The Window Purpose. Ces six
suédois balancent d'emblée leurs
influences : Pain Of Salvation avec une touche
de Vanden Plas et un zeste de Dream Theater.
Le résultat est plutôt
convaincant et cet album semble continuer là
où POS s'est englué. Même
voix, même musique, même approche
du style moi-je-fais-pas-du-commercial-et-je-casse-le-rythme-sans-arrêt-ça-m'amuse.
Pour ma part, je ne peux que m'en féliciter.
Avec le départ du gratteux Daniel Magdic,
Pain Of Salvation a viré au prog ronflant
et mou. J'en suis donc resté au premier
album du groupe, Entropia. Le reste de la disco
de POS m'ennuie passablement, à l'exception
de quelques morceaux de One Hour By The Concrete
Lake.
Wolverine parvient donc à
convaincre avec cette nervosité qui fait
défaut à Daniel Gildenlow et sa
bande. My Room, par exemple, est du pur POS mais
sans le côté désabusé/parano
de l'original. En deux mots, Wolverine, c'est
Pain Of Salvation avec des couilles.
Le reste est également de
bonne facture avec des solos bien sympas, des
ballades correctes et instrumentaux itou.
Voilà, The Window Purpose
est un album très influencé mais
bien effectué. En osant un peu plus et
en se détachant de Pain Of Salvation, le
second album devrait faire parler de lui. Quoi
que, à bien y réfléchir,
POS ayant abandonné ce créneau,
il n'y a plus vraiment de copie alors, que Wolverine
continue, ça me va très bien.
