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ROGER WATERS
AMUSED TO DEATH

Genre : Rock Watersien
Année : 1992
The Ballad Of Bill Hubbard
What God Wants, Part I
Perfect Sense, Part I
Perfect Sense, Part II
The Bravery Of Being Out Of Range
Late Home Tonight, Part I
Late Home Tonight, Part II
Too Much Rope
What God Wants, Part II
What God Wants, Part III
Watching TV
Three Wishes
It's a Miracle
Amused To Death
Roger Waters et les guerres, c'est une longue histoire. Roger Waters et les problèmes que connaît notre paisible planète, c'est la même chose. Il est donc plus ou moins intéressant de voir ce que dit réellement ce sacré Roger dans ses textes. Amused To Death (en référence à un livre sur la télévision de Neil Postman intitulé Amusing Ourselves to Death : Public Discourse in the Age of Show Business) aborde tous les sujets possibles et imaginables, pour peu que l'être humain dans toute sa splendeur en prenne un sacré coup. La traduction qui suit n'est sans doute pas exacte à 100% (ça n'a pas été une partie de plaisir) mais l'important était ici l'interprétation plus que la traduction littérale des paroles. Mais je vous vois impatient alors allons-y.

 

The Ballad Of Bill Hubbard (La ballade de Bill Hubbard)

Les deux souvenirs qui me hantent le plus sont le jour où je devais collecter les fiches de paye et quand j'ai laissé Bill Hubbard dans le no-man's-land.
Je reprenais à peine ma route et descendais dans leur tranchée. Et je n'avais pas fait deux ou trois pas que m'est parvenue une voix "Salut Razz, je suis content de te voir. C'est ma seconde nuit ici." C'était Bill Hubbard, un de ces hommes que nous avions entraîné en Angleterre, un du bataillon d'origine. J'ai regardé sa blessure. Je l'ai retourné et constaté que c'était probablement une blessure mortelle. Vous pouvez imaginer quelle pouvait être sa douleur. Il baignait dans sa sueur et je venais de traverser trois trous d'obus. Traverser ça... Si seulement il y avait eu un chemin ou une route, j'aurais certainement pu mieux faire.
Il m'a roué de coups, "Repose moi, repose moi, je préfère mourir". J'espérais qu'il s'évanouirait. Il a dit "Je ne peux pas aller plus loin, laisse moi mourir". J'ai répondu "Si je te laisse ici Bill, on ne te retrouvera jamais, essayons encore une fois". Il m'a dit "D'accord". Et la même chose se produisit, il ne pouvait plus rester debout et je devais le laisser là, dans le no-man's-land"

- changement de chaîne -

Je me moque de la guerre. Ça fait parti de ce que j'aime regarder si c'est une guerre qui a déjà eu lieu. "Parce que je sais si nous avons gagné ou perdu..."

- changement de chaîne -

 

What God Wants, Part I (Ce que Dieu veut)

Ce que Dieu veut, Dieu l'a, Dieu nous aide tous
Ce que Dieu veut, Dieu l'a
L'enfant dans le coin regarde le prêtre
Et pose ses doigts sur sa guitare japonaise bleue
le prêtre dit
Dieu veut la bonté
Dieu veut la lumière
Dieu veut la destruction
Dieu veut des guerres propres
Ce que Dieu veut, Dieu l'a
ne soyez pas si surpris
C'est seulement le dogme
Le prophète extra terrestre à pleuré
Le scarabée et la gazelle
ont pris la bible sur son crochet
Et le singe dans le coin
écrit la leçon sur son livre
Ce que Dieu veut, Dieu l'a, Dieu nous aide tous
Dieu veut la paix
Dieu veut la guerre
Dieu veut la famine
Dieu veut des grands magasins
Ce que Dieu veut, Dieu l'a
Dieu veut des révoltes
Dieu veut du sexe
Dieu veut la liberté
Dieu veut semtex
Ce que Dieu veut, Dieu l'a
ne soyez pas si surpris
Je plaisante
Le comique extra terrestre a pleuré
Le chacal et la hyène
ont pris la plume sur son crochet
Et le singe dans le coin
reporte les blagues dans son livre
Ce que Dieu veut, Dieu l'a
Dieu veut des pensionnaires
Dieu veut de la drogue
Dieu veut des chutes de pluie
Dieu veut des ouvriers agricoles mexicains
Ce que Dieu veut, Dieu l'a
Dieu veut du vaudou
Dieu veut des lieux saints
Dieu veut des lois
Dieu veut des crimes organisés
Dieu veut des croisades
Dieu veut le jihad
Dieu veut le bien
Dieu veut le mal
Ce que Dieu veut, Dieu l'a

Résumé : Ce que Dieu veut, Dieu l'a. Inutile de chercher une interprétation compliquée. Roger Waters dit ici que tout ce qui nous arrive à nous autres terriens, c'est Dieu qui l'a voulu. Nous n'y pouvons rien, c'est comme ça. A noter cependant, les deux passages un peu plus complexes. "Le prophète extra terrestre à pleuré/Le scarabée et la gazelle/ont pris la bible sur son crochet/Et le singe dans le coin/écrit la leçon sur son livre" et "Le comique extra terrestre a pleuré/Le chacal et la hyène/ont pris la plume sur son crochet/Et le singe dans le coin/reporte les blagues dans son livre". Le prophète et le comique sont Dieu. Waters le voit donc à la fois annonciateur de vérités, de châtiments, de récompenses (?) et grand comique tant ses actes souvent contraire à ses propres dogmes peuvent parfois prêter à rire. Crochet pouvant être ici traduit par hameçon (c'est comme la bible, on traduit comme on veut), on imagine Dieu envoyer sa ligne sur Terre et les humains (ridicules ou beaux (insectes ou gazelle)) mordent à l'hameçon comme de stupides poissons. Waters aimant bien ce type de comparaisons, les hommes sont donc ici des animaux. Gazelle, scarabée mais aussi chacal et hyène (carnassiers donc) comme représentatifs de l'intérêt tout particulier que l'être humain (média et télespectateur) porte à la mort en général (voir les infos pour s'en convaincre). Quant au singe qui écrit dans son livre, il représente l'homme au niveau le plus bas de son évolution. Dieu fait des siennes et l'homme, pas plus malin qu'un primate anthropoïde, se contente de prendre note des événements sans chercher à y voir plus loin. Ah Roger, ce que tu peux être fort !

 

Perfect Sense, Part I (Le sens parfait)

Le singe est assis sur un tas de pierres
et regarde l'os cassé dans sa main
et la musique d'un quartet Viennois
retentit à travers le monde
le singe regarde les étoiles
et pense pour lui-même
La mémoire est une étrangère
L'histoire est pour les fous
Et il se lave les mains
dans une mare d'écriture sainte
Il retourne dans le jardin
Et s'établi dans la ville la plus proche
Avance, avance soldat
quand tu regardes à quoi tout cela rime
les larmes et les os
Il y a une une once d'or
et une once de fierté dans chaque livre
Et les allemands tuent les juifs
et les juifs tuent les arabes
et les arabes tuent les hotages
Voici les nouvelles
Et y a-t-il quelques émerveillements
que le singe sache où il en est
Il dit maman maman
Le président est un fou
Pourquoi dois-je lire
ces manuels techniques
Et le chef du personnel
et les courtiers de Wall Street disent
ne nous fait pas rire
tu es un gosse intelligent
Le temps est linéaire
La mémoire est une étrangère
L'histoire est pour les fous
L'homme est un outil dans les mains
de Dieu tout puissant
Et ils lui donnent le commandement
d'un sous marin nucléaire
et le renvoie pour chercher
le Jardin d'Eden

Résumé : Le singe représente toujours l'homme. Roger aborde ici deux thèmes. Tout d'abord, l'homme oublie facilement l'histoire et réitère irrémédiablement les mêmes erreurs. Ensuite,  en quête d'un soit disant idéal symbolisé ici par le Jardin d'Eden, n'importe qui (les courtiers de Wall Street = argent) envoie n'importe qui (le singe qui ne comprend pas ce qu'il fait là) faire la guerre. Pour finir, encore une petite critique sur Dieu avec la condamnation (L'homme est un outil dans les mains de Dieu tout puissant) de l'utilisation intensive qu'ont pu en faire les hommes depuis la nuit des temps pour couvrir leurs actes les plus abjects.
A noter dans cette chanson le début rappelant celui de 2001 : L'odyssée de l'espace. Le quartet jouant peut-être le Beau Danube Bleu.

 

Perfect Sense, Part II (Le sens parfait)

Ne vois tu pas ?
Tout celà est le sens parfait
exprimé en dollars et cents
livres, shillings et penny
Ne vois tu pas ?
Tout celà est le sens parfait
La petite âme noire s'en va dans son foyer parfait
de la chair à canon pour les nouvelles de neuf heures
Chéri, est-ce que les enfants sont dans leur lit ce soir ?
Bonjour tout le monde, ici Marv Albert
et bienvenu dans notre émission
Nous sommes en direct du Memorial Stadium
C'est une magnifique journée
et nous espérons aujourd'hui une magnifique rencontre
mais tout d'abord, notre hymne universel
Ne vois tu pas ?
Tout celà est le sens parfait
exprimé en dollars et cents
livres, shillings et penny
Ne vois tu pas ?
Tout celà est le sens parfait
Et voici les joueurs
Comme je vous parle, le capitaine
se dirige vers une plate forme pétrolière
Il me semble qu'il va attaquer
A propos, savez vous qu'un capitaine de sous marin
gagne 200 000 dollars par an
Oh ça fait moins d'impôt Marv, ouais, moins d'impôt
Uh merci Emery, merci beaucoup
maintenant, revenons au jeu. Il tire une fois
en voilà une deuxième. Deux torpilles sont parties
La plate forme va essayer de se défendre
Vont-ils y arriver ? Je ne pense pas
Ne vois tu pas ?
Tout celà est le sens parfait
exprimé en dollars et cents
livres, shillings et penny
Ne vois tu pas ?
Tout celà est le sens parfait

Résumé : Ici, rien de bien compliqué. Les gens rentrent chez eux le soir et se plantent devant la télé qui dégueule son lot de massacres en tout genre. Quant au sens parfait, sorte de sixième sens, il permet aux médias de mettre la main sur la bonne affaire (comprendre guerre) au nom de l'argent. Ainsi, le torpillage d'une plate forme pétrolière par un sous marin est ici commentée par Marv Albert, un commentateur sportif. Sans oublier que l'hymne de son "match" télévisé, chanté par P.P. Arnold est repris par le stade. Hymne dont les paroles sont le refrain de la chanson, soit POGNON !

 

The Bravery Of Being Out Of Range (Le courage de ceux qui sont hors de portée)

Vous avez un don naturel
pour éviter les balles
Vous faites bonne figure dans les soirées
Vous portez les bons masques
Vous êtes vieux mais vous aimez
encore les sourire dans les pièces closes
Vous ne pouvez pas supporter le changement
Vous êtes à l'aise dans votre domaine
Vous avez ouvert votre valise
Derrière les vieux travaux
vous vous vantez avec votre magnum
Vous avez rendu sourd le canyon
un réconfort, un ami
seulement prétentieux à la fin
avec son Uzi
Est-ce que l'horreur se souvient de vous ?
Est-ce que tu leur fais penser au sexe ?
Vieil homme, qui vas-tu tuer la prochaine fois ?
Vieillard, qui vas-tu tuer la prochaine fois ?
Je regardais la Jordanie et qu'est ce que j'ai vu ?
J'ai vu un soldat américain sur tas de débris
J'ai nagé dans tes piscines
et me suis allongé sous tes palmiers
J'ai regardé dans les yeux de l'indien
qui est allongé sur les marches des bureaux fédéraux
et en regardant la première ligne sur la colline
J'ai vu des gars avaler leurs pillules
malades de ce qu'ils avaient trouvé
dans leur mission dans le désert
Et le courage d'être hors de portée
Oui, la question est vexante
Vieil homme, qui vas-tu tuer la prochaine fois ?
Vieillard, qui vas-tu tuer la prochaine fois ?
Hey barman, par ici
Encore deux petits coups
et deux bières de plus
Monsieur, montez le son de la télé
la guerre vient de commencer
j'aime leurs bombes guidées par des lasers
C'est vraiment génial
Pour une honnête injustice
Vous touchez la cible
et gagnez le jeu
Depuis un bistro à 3000 miles
à 3000 miles
nous jouons le jeu
avec le courage d'être hors de portée
nous zappons et estropions
avec le courage d'être hors de portée
Nous mitraillons tout
avec le courage d'être hors de portée
Nous gagnons du terrain
avec le courage d'être hors de portée
Nous jouons le jeu
avec le courage d'être hors de portée

Résumé : Il y a ceux qui font la guerre sur le terrain et ceux qui dirigent tout ça depuis leur bureau. Ces derniers avec le courage d'être hors de portée, balancent des bombes un peu partout avant de sa pavaner dans leur propriété de rock star. Et nous, pauvres alcooliques, regardons la guerre à la télé comme s'il s'agissait d'un jeu. Une guerre dont toute violence a été banalisée par les médias.

 

Late Home Tonight, Part I (En retard à la maison ce soir)

Debout à la fenêtre
La femme d'un fermier dans l'Oxfordshire
Un regard à l'horloge, il est presque l'heure du thé
Elle ne voit pas
le fantôme dans les haies baisser ses ailes
Elle n'entend pas les moteus chanter
mais dans le scintillement du cockpit
derrière les Ray Ban
le gosse de Cleveland
installé dans sa routine
se regarde et sourit
En sécurité dans la beauté d'être militaire
Il n'y a rien de juste ou d'injuste
seulement des boîtes de conserve et des falaises blanches
et des ciels bleux et voler, voler, voler
La beauté d'être militaire
Pas de question, seulement des ordres et voler, juste voler
Quel magnifique signe dans ses rêves sauvages
l'enfant qui prenait exemple sur
ses magazines de guerre
Et l'Oncle Sam nourrit 10 milliards en
échange d'un amusement total
dans un jeu vidéo de combat
Et ici dans les tribunes
les fans deviennent fous
Les pom-pom girls dansent
quand tu agites tes hanches
et nous aimons tous quand tu prends
tes jeans dans le réfrigérateur et
que les voyous se font tirer dessus
mais étais-tu satisfait par la façon
dont son maillot collait à sa peau
comme au temps de Brigitte Bardot
Quand les couteaux percent les feuilles d'automne
Mais bon, d'accord, regardons les enfants saigner
C'est superbe à la télé
Et à Tripoli, une autre femme ordinaire
regardant la fuite que son vieux mari n'a
pas eu le temps de réparer
Trop occupé par la politique
dans la rue en contrebas

Résumé : Toujours le même thème abordé : Nous ne nous rendons pas compte. Les soldats se contentent de faire la guerre, les autres regardent les enfants crever à la télé au milieu de discussions sans intérêt. Et d'infimes problèmes prennent plus d'importance que la guerre en elle-même comme cette fuite non réparée.

 

Late Home Tonight, Part II (En retard à la maison ce soir)

Ecoute le cable chanter
efface les liens du satellite
arrête le fax
Prend l'histoire de ce gars
Il y a de jolies photos qui arrivent
Maintenant, le coeur du pilote bat plus lentement
Il transpire moins
Pas de questions, seulement des ordres
Et l'avion perd de l'altitude
à travers les nuages et l'équipe au sol l'acclame
comme il sort ses trains d'atterrissage
Hey garçon, tu es un héros. Prends ce cigare
De retour à Cleveland
Tous les journaux et les chaines de télé
vont appeler ta mère
et la femme du fermier
chasse le chat de la chaise
Elle dit "assieds toi mon chéri"
Est-ce que la traite s'est bien passée
Nos amis américains sont en retard à la maison ce soir

Résumé : Cette chanson est la suite de la précédente et reprend les mêmes thèmes.

 

Too Much Rope (Trop de liberté)

Quand le traîneau est lourd
et les loups sont audacieux
Tu regardes tes compagnons
et testes leur amitié
avec ton orteil
Ils se rapprochent manifestement
de l'or
Chaque homme a son prix Bob
Et le tien était plutôt bas
L'histoire est courte, le soleil est une petite étoile
Un pauvre homme vend ses reins
dans un quelconque bazar colonial
que sera sera
C'est ta nouvelle Ferrari ?
Jolie mais je préfère attendre la F50
Tu n'as pas besoin d'être juif
pour condamner le meurtre
Les larmes brûlent mes yeux
Musulman ou chrétien, mullah ou pape
Prêtre ou poète, quel que soit l'auteur
Donnez à n'importe quelle espèce trop de liberté
et elle foutra la merde
Et la nuit dernière à la télé
Un vétérinaire vietnamien
prend sa barbe et sa douleur
et son aléniation depuis vingt ans
retourne encore en Asie
Regarde les monstres qu'ils créent
flotter dans le formaldéhyde
Rencontre un gosse sur un vélo
Un bon petit gars
Un gars suffisemment bien
avec les mêmes yeux de soldat
Les larmes brûlent mes yeux
Qu'est ce que ça veut dire ?
C'est une scène à faire pleurer
qui se déroule dans ma maison
Ça me dérange tellement
Pourquoi tout ce tapage ?
C'est juste deux êtres humains
C'est juste deux êtres humains
Les larmes brûlent mes yeus
Qu'est ce que ça veut dire ?
Cette sympathique télé
cette scène émouvante
se déroule dans ma maison
Tu n'as pas besoin d'être juif
pour désapprouver le meurtre
Les larmes brûlent mes yeux
Musulman ou chrétien, mullah ou pape
Prêtre ou poète, quel que soit l'auteur
Donnez à n'importe quelle espèce trop de liberté
et elle foutra la merde

Résumé : Encore les mêmes thèmes qui reviennent. On ferait n'importe quoi pour l'argent, l'intérêt se porte sur des domaines à l'importance réduite (Ferrari), et les hommes, qu'ils soient chrétiens ou musulmans, mettent le bordel un peu partout. Et tout ça parce qu'on les laisse faire.

 

What God Wants, Part II (Ce que Dieu veut)

Crois-tu en un meilleur avenir ?
As-tu foi en un futur doré ?
Si c'est le cas, nous devrons y aller ensemble, ce jour
Allons y ensembles, unis
L'audience de la télé
Transportés ensemble par le son de ma voix
Unis, unis financièrement, unis socialement
Unis spirituellement et dans tous les domaines
à travers le pouvoir de l'argent
Et le force des prières
Ce que Dieu veut, Dieu l'a, Dieu nous aide tous
Dieu veut des dollars
Dieu veut des cents
Dieu veut des livres, des shillings, des penny
Dieu veut des francs suisses
Dieu veut des francs français
Oui il veut des francs francais
Dieu veut des escudos
Dieu veut des pesetas
N'envoyez pas de lires
Dieu veut des petites pommes de terre
Dieu veut des villages
Dieu veut la douleur
Dieu veut des campagnes de nettoyage
Dieu veut des veuves
Dieu veut des solutions
Dieu veut la télé
Dieu veut des contributions
Ce que Dieu veut, Dieu l'a, Dieu nous aide tous
Dieu veut de l'argent
Dieu veut de l'or
Dieu veut ses secrets
Qui ne seront jamais révélé
Dieu veut des gigolos
Dieu veut des girafes
Dieu veut des hommes politiques
Dieu veut se marrer un coup
Ce que Dieu veut, Dieu l'a, Dieu nous aide tous
Dieu veut l'amitié
Dieu veut la célébrité
Dieu veut crédit
Dieu veut condamner
Dieu veut la pauvreté
Dieu veut la santé
Dieu veut une assurance
Dieu veut se couvrir
Ce que Dieu veut, Dieu l'a, Dieu nous aide tous

Résumé : Une chanson qui débute par des paroles pleine de bon sens, empreintes d'un positivisme tout à fait chrétien. Et ce message qui pourrait être prononcé par un ecclésiastique quelconque dit tout simplement que nous ne sommes pas unis à travers le pouvoir de Dieu mais celui de l'argent. Thème récurrent donc, puisque thème de l'album. Ensuite, à l'instar de What God Wants, Part I, Roger énonce ce que Dieu veut en bien comme en mal et nous incite à ne pas suivre une seule voix, que ce soit Dieu ou la télévision.

 

What God Wants, Part III (Ce que Dieu veut)

N'ait pas peur, c'est juste du business
Le prophète extra-terrestre soupire
Le vautour et la pie prirent
la caisse sur son crochet
Le singe dans le coin, fait
des dessins dans son livre
Affole la note, les doigts de la femme
illuminent la caisse
Le capitaine inscrit
le menu du jour
Et dans les banques à travers le monde
Chrétiens, musulmans, hindous, juifs
Et les gens de toutes les
races, principes, couleurs, teinte ou nuance
Se mettent à genoux et prient
Le raton laveur et la marmotte
adroitement maquillent des masses d'argent
Mais le singe dans le coin
Bien, il s'éloigne lentement hors de portée
Christ, il fait froid là dedans
Le vétéran cri
Les hyènes cassent leur abri
et courent dans la prairie
Et le brouillard arrive
à travers sa bouteille de gin
alors il ramasse une pierre
qui ressemble à un os
Et les balles volent
Et les rivières s'assèchent
et les grosses filles soupirent
et le réseau ancre les mensonges
Et le soldat se retrouve seul
dans le champ de la caméra
Mais le singe ne regarde pas
Il sort discrétement de la cuisine
pour entasser la vaisselle
et répondre au téléphone

Résumé : Une énième variation sur les thèmes précédent. Religion, argent, guerre et nous regardons la télévision, pauvres humains. Les médias nous mentent et tout le monde s'en fout. Et la guerre restransmise à la télé n'intéresse pas le singe qui préfèrent vaquer aux occupations de sa petite vie mesquine.

 

Watching TV (Regardé la télé)

Nous étions en train de regarder
la place Tien Anmen
J'y ai perdu ma soeur
ma rose jaune
dans ses habits ensanglantés
Elle était pâtissière
dans un café soumis aux marées du Yangtze
Elle avait des cheveux brillants
C'était la fille d'un ingénieur
Verseras-tu une larme ?
Pour ma rose jaune
Ma rose jaune
Dans ses habits ensanglantés
Elle avait une poitrine parfaite
Elle avait de grands espoirs
Elle avait des yeux en amande
Elle avait des cuisses jaunes
Elle était étudiante en philosophie
Auras tu du chagrin avec moi ?
Pour ma rose jaune
Verser une larme
Pour ses habits ensanglantés
Elle avait des cheveux brillants
Elle avait une poitrine parfaite
Elle avait de grands espoirs
Elle avait des yeux en amande
Elle avait des cuisses jaunes
C'était la fille d'un ingénieur
Alors jetez vos pistolets
Jetez vos pierres
Jetez vos couteaux
Réduisez les en pièces
Ils sont les laquais de la machine de l'épicier
Ils construisent des moulins diaboliques
Ils fabriquent l'enfer sur terre
Ils achètent les premières places pour voir le calvaire
Ils n'ont aucun rapport avec moi
Mais j'ai de la peine pour ma soeur
Peuple de Chine
N'oublie pas, n'oublie pas
les enfants qui sont morts pour toi
Longue vie à la république
Avons nous fait quelque chose depuis
Il me semble que oui
Nous avons regardé la télé
regardé la télé
Nous avons regardé la télé
regardé la télé
Elle portait un bandana blanc qui disait
Paix maintenant
Elle pensait que la Grande Muraille de Chine
chuterait
Elle était étudiante
Son père était ingénieur
Ne verseras-tu pas une larme ?
Pour ma rose jaune
ma rose jaune
dans ses habits ensanglantés
Son grand père avait combattu Tchang Kaï-chek
ce méchant sale rat
qui avait l'habitude de donner l'ordre à ses troupes
de tirer sur les femmes et les enfants
Imagine le, imagine le
Et durant le printemps de 1948
Mao Tse-tung complètement furieux
chassa ce vieux dictateur
hors du territoire chinois
Tchang Kaï-chek s'est installé à Formose
et a armé l'île de Quemoy
Et les bombes ont volé au dessus de la mer de Chine
Et ont transformé Formose en fabrique de chaussures
appelée Taiwan
Et elle est différente de l'homme de Cro-Magnon
Elle est différente d'Anne Boleyn
Elle est différente des Rosenbergs
et du juif inconnu
Elle est différente du nicaraguayen inconnu
Mi superstar, mi victime
Elle est une star victorieuse d'un genre nouveau
Et elle est différente du Dodo
et du Kankanbono
Elle est différente des aztèques
et des Cherokee
Elle est la soeur de tout le monde
Elle est le symbole de notre échec
Elle est celle des 50 millions
qui peut nous aider à être libre
parce qu'elle est morte à la télé
Et j'ai de la peine pour ma soeur

Résume : Vision cynique du concept du martyre avec cette chinoise qui meurt (répression, 1989, place Tien Anmen, etc...) en direct à la télé. Une mort différente car télévisée mais qui n'a permis d'obtenir aucun des changements souhaités par cette personne. Message d'espoir ou  simple ironie, on interprétera la fin comme on le voudra. Et Roger Waters règle ses comptes avec Tchang Kaï-chek.

 

Three Wishes (Trois voeux)

Remonter la bouteille
et frotter la lampe
Le génie sort en souriant
comme un clochard
Il dit "Hey mon gars, qu'est ce qu'il t'arrive ?
Que se passe-t-il ?
Tu peux faire trois voeux
Si tu ne perds pas trop de temps"
J'ai dit "Bien
Je veux que tout le monde sois heureux au Liban
que quelqu'un m'aide à écrire cette chanson
et que quand j'étais jeune, mon père ne soit pas mort"
Le génie dit "Considère que c'est fait"
Il y a quelque chose dans l'air
et je ne sais pas ce que c'est
Tu vois quelqu'un par la fenêtre
que tu avais appris à oublié
et la route mène à la gloire mais
tu as utilisé ton dernier voeux
ton dernier veux
Et tu veux qu'elle revienne à la maison
Le génie dit "je suis désolé,
mais c'est comme ça
Mais où est donc passé cette lampe ?
Il est temps pour moi d'y aller.
Au revoir"
Il y a quelque chose dans l'air
et je ne sais pas ce que c'est
Tu vois quelqu'un par la fenêtre
que tu avais appris à oublié
et la route mène à la gloire mais
tu as utilisé ton dernier voeux
ton dernier veux
Et tu veux qu'elle revienne à la maison

Résumé : Même avec l'existence d'un génie qui peut réaliser trois voeux, on s'apperçoit qu'on ne peut pas tout changer. C'est tout ce que j'ai pu tirer de cette chanson.

 

It's A Miracle (C'est un miracle)

Tu appelle ça un miracle
Tu n'a jamais rien vu
Il y a du Pepsi dans les Andes
McDonalds au Tibet
Le Yosemite a été transformé
en terrain de golf pour les japonais
La mer morte survit sans un bruit
Entre le Tigre et L'euphrate
il y a un centre de loisir maintenant
Ils ont tous les genres de sports
Ils ont des bermudas
Ils ont du sexe en Pennsylvannie
Un brésilien a fait pousser un arbre
Un docteur à Manhattan
a sauvé un homme mourant gratuitement
C'est un miracle
Un autre miracle
Par la grace de Dieu tout puissant
et les pressions du marché
Les êtres humains se sont civilisés tout seul
C'est un miracle
Nous avons des hangars remplis de beurre
Nous avons des océans de vin
Nous avons la famine quand nous en avons besoin
Nous avons des dessinateurs de crimes
Nous avons des Mercedes
Nous avons des Porsche
Ferrari et Rolls Royce
Nous avons le choix
Elle dit "Rencontre moi
dans le jardin de Gethsemane mon cher
Le seigneur dit "Pierre, je peux voir
ta maison d'ici"
Un honnête homme marié
moissonne finalement tout ce qu'il avait semé
Un fermier dans l'Ohio a juste repayé sa location
C'est un miracle
Par la grace de Dieu tout puissant
et les pressions du marché
Les êtres humains se sont civilisés tout seul
C'est un miracle
Nous nous recroquevillons dans nos abris
Avec nos mains sur les oreilles
Le truc horrible de Lloyd-Webber
qui cour pendant des années, des années, des années
Un tremblement de terre a fait s'écrouler le théâtre
Mais l'opérette a continué
Alors le couvercle du piano est tombé
et a cassé ses putains de doigts
C'est un miracle

Résumé : Railleur, Roger qualifie de miracle l'inutile. MacDonald au Tibet, miracle de notre siècle, ou stratégie commerciale honteuse ? Et ainsi de suite. L'énoncé d'informations absurdes rappelle un peu les journaux télévisés lorsqu'ils n'ont plus rien à dire et balancent ce genre de choses. Un brésilien a planté un arbre, c'est un peu ça.

 

Amused To Death (Amusé par la mort)

Docteur docteur, qu'est ce qui ne va pas avec moi ?
La vie de supermarché commence à être longue
Quelle est la durée de vie d'une télé couleur ?
Quelle est la durée de conservation d'une reine de beauté ?
Ooh femmes occidentales
Ooh filles occidentales
Des nouveaux chiens renifflent l'air
quand Jessica Hahn s'écroule
il prend possession de ce symbole
de séparation
attiré par des restes de sentiments
La célébrité des cartouches, la belle
Ooh femmes occidentales
Ooh filles occidentales
Et les enfants de Melrose
se pavanent avec leurs trucs
Le zéro absolu est-il assez froid ?
Et en dehors, dans la vallée chaude et propre
Les plus petits s'assoient devant leur écran de télé
Pas de pensées à avoir
Pas de larmes à pleurer
Tout le jus a été sucé
Nous en arrivons à notre dernier souffle
Barman, qu'est ce qui ne va pas avec moi ?
Pourquoi suis-je à bout de souffle ?
Le capitaine a dit "excusez moi madame
Les espèces se sont amusées avec la mort"
Amusées avec la mort
Amusées avec la mort
Nous regardons les tragédies dévoilées
Nous avons fait comme on nous a dit
Nous achetons et vendons
C'était la plus grand fête sur terre
Mais maintenant, c'est terminé
Nous faisons ohh et aah
Nous conduisions nos voitures de course
Nous détestions notre dernier pot de caviar
et quelque part dans les étoiles
un oeil aiguisé nous regarde
et nous espionne avec une lumière dansante
Notre dernier Hourra !
et quand ils trouvent nos ombres
groupés autour du poste de télé
Ils renversent toutes les pistes
Ils répètent tous les tests
Ils analyses toutes les données sur leurs listes
Et alors l'anthropologue extra-terrestre
Admet qu'ils soient encore perplexe
mais en éliminant toutes les autres raisons
de notre triste fin
Ils considèrent l'explication restante
Les espèces sont amusées par la mort
Plus de larmes à pleurer, plus de sentiments
Les espèces sont amusées par la mort

- changement de chaîne -

"Des années plus tard, j'ai vu le nom de Bill Hubbard sur un monument aux morts dans la ville d'Arras. Et je... et à la lecture de ce nom, je fus littérallement transpercé. C'était comme s'il était un être humain plutôt que le souvenir cauchemardesque qu'il me poursuivait depuis tant d'années. Et je me sentis soulagé comme jamais, chaque fois que je me souvenais de lui, je me diasis "N'y avait-il vraiment rien que tu ne pouvais faire ?
[Je préfère mourir, je préfère mourir]
Et ça m'a toujours désolé. Et l'avoir vu, son nom dans le registre - vous savez, dans les monuments aux morts, il y a un petit endroit avec un registre où se trouve tous les noms - et voir son nom sur le registre et sur le monument, ça a illuminé... mon coeur, si vous voulez."
"En quelle année avez-vous vu son nom sur le monument ?"
" Ah, quand j'avais 87 ans, ça devait être en mille neuf cent... mille neuf cent quatre ving quatre."

- changement de chaîne -

Résumé : Ici se retrouvent à nouveau les mêmes thèmes. On se plante devant la télé, on ne réfléchi pas, les médias nous manipule et la violence ne nous touche plus. Et les extra terrestres (ne réprésentant plus Dieu ici, quoi que...) finissent par comprendre la raison pour laquelle l'espèce humaine à disparu : Parce qu'elle a banalisé la mort.



Traduit et interprété par Mathieu

18.09.2000