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Holy
Land d'Angra, l'album culte ! La traduction des paroles
que vous trouverez ici est loin d'être une traduction
littérale. Il s'agit plus de mon interprétation
que j'aurais quelque peu romancée. Bien entendu,
le résultat colle de près à l'original
mais j'avoue m'être autorisé quelques
écarts. En deux mots, il s'agit d'une libre
adaptation des paroles de l'album Holy Land écrites
par Andre Matos, Kiko Loureiro, Ricardo Confessori
et Rafael Bittencourt.
Nothing
to Say (Rien à Dire)
Ça
faisait bien longtemps que le même ciel nous
surplombait. Tous les soirs, nous étions seuls
sur notre navire, regardant le soleil descendre à
l’horizon. Puis le jour est venu où nous nous
précipitames sur le pont, armes à la
main, sans aucune intention pacifique. Une terre inconnue
nous tendait les bras et je voyais déjà
l’or se réfléter sur ses collines couvertes
de forêts. Notre honneur corrompu par les promesses
de richesse, nous tuâmes et mourûmes dans
la conquête de cette terre vierge. Ayant survécu,
je repartis au Portugal le jour même et de retour
chez moi, je ne dis rien. Je me sentais coupable et
honteux, tout ce que j’avais fait me semblait insensé.
Nous avions tué des indigènes sans défense
et nous aurions désiré ne pas aller
plus loin, creusant la tombe de notre conscience.
Les sons des batailles résonnaient encore dans
ma tête et je nous voyais, flotter sur une mer
de sang, l’espoir de trouvé de l’or caché
derrière l’horreur. Nous n’étions resté
qu’une journée et de retour de cette terre,
je n’avais rien à dire. Et depuis, combien
d’années sont passées durant lesquelles,
tous les matins, je me remettai progressivement à
vivre, l’amour émergeant des regrets. Et pour
ce qu’il reste de cette terre, je n’ai rien à
dire.
Silence
and Distance (Silence Et Distance)
Je
suis ici depuis si longtemps. Silencieux et distant,
j’écoute le chuchotement de mes profondes requêtes
et peut-être que demain, j’oserai. Et tu es
là à me regarder, en attente de quelque
chose de nouveau alors que mes mains sont aussi vides
que mon corps et mon esprit. Je pourrais faire
un effort mais au plus profond de moi, je préférerai
être ailleurs. Ton regard est encore posé
sur mon visage mais tu sais que tu ne pourras pas
me retenir. Je vois les voiles prises dans le ciel
bleu et j’ai bien l’intention de retourner à
la mer. Mais ce vide me brûle de l’intérieur
et me guide sur des miles infinis. Ne me laisse pas
partir en mer, elle doit être beaucoup plus
profonde que ce qu’elle semble. Je n’arrive pas à
trouver le chemin vers la liberté. Nous ne
voyons pas la solitude autour de nous. Maintenant,
laisse moi partir sur la mer, les vagues ne peuvent
pas être aussi hautes qu’elles le prétendent.
A présent, je sais dans mon coeur que je n’oublierai
jamais les voiles sur le ciel bleu qui font parties
de ma vie. Je n’ai plus aucun regret et demain nous
partagerons le silence et la distance jusqu’à
ce que nos fautes soient réparées et
tu seras la maîtresse que je n’oublierai jamais.
Tout
ce que je vois flotte avec le vent. Chaque jour la
mer nous sert son lot de miracles et quoi qu’il puisse
arriver à présent, je sais que ma vie
commence ici. Cette musique a traversé le temps
pour m’accompagner. Mes besoins commencent à
m’inonder. Guidé par les mélodies de
la mer, tu trouveras ton chemin. Enfin, je suis de
retour chez mes ennemis. Ma vie recommence où
je l'avais laissée, je reviens à la
mer. Alors, pourquoi ne veux tu pas venir avec moi
mon ami ? Les mêmes frissons que nous avions,
le même espoir que nous cachions en nous. Depuis
le jour où nous avons quitté la terre,
nous étions anxieux. Le capitaine gardait un
oeil sur ses cartes et disait "Nous avançons
avec le vent". Dans le profond océan je vois
le reflet de mon esprit. Nous avons avec nous un invité
spécial et pour lui nous portons un toast.
Carolina IV, mène nous au ciel. Sept hommes
à bord qui mettent leur coeur à franchir
les océans, à traverser le monde. Et
je me souviens parfaitement de ce jour. pris dans
la brûme, nous attendions de repartir. Carolina
IV, mène nous au ciel. Il ne reste qu'un seul
homme à bord. Les rêves des hommes leur
ont parfois coûté la vie. Toute leur
vie passait à rêver. J'ai été
un fou, j'ai eu si peur. A présent, je te le
dis avec mon coeur, je ne repartirais plus. Plusieurs
années se sont écoulées et Il
ne reste plus rien du bateau. Encore, je ne peux oublier
le passé et ceux que j'ai laissé chez
moi. Carolina IV, mène nous au ciel. Les sifflements
des vents nocturnes me guide vers la tempête.
Maintenant, je mourais en chantant : "J'ai été
un fou, j'ai eu si peur. A présent, je te le
dis avec mon coeur, je ne repartirais plus."
Nous
sommes né dans un âge d’or. Oublions
nos principes et voguons avec le vent pour rencontrer
ceux qui rampent et prient sans chaussures aux pieds.
Déployons la carte qui nous révèle
le savoir, la magie, l'amour et aussi... ooh, et aussi...
Transportés par des dieux en bois, nous avançons
avec le ciel. Le sang jailli de ceux qui meurent et
nous les bénissons... ooh et dançons...
ooh et dançons encore... On a envoyé
quelqu’un ici pour apporter un âge disparu depuis
longtemps. Terre Sacrée, fais moi peur ! Mon
esprit essaye juste d'être ton ami. La Terre
Sacrée est autour de nous. Elle représente
tout. Terre Sacrée, montre moi tes signes car
je suis encore ici pour voir ton visage.
Oh,
les gars, j'ai vu le viel homme ! Il avait un masque
de paille sur le visage. Une flamme, une explosion
et les mots se réveillent (les graines de la
magie vont germer...). Le guerrier en sang, il a combattu
(feuilles de vie, dents de piranha, personne ne quitte
cet endroit avant l'aube !). Contre la passion, pour
l’amour (peau de serpent, un cri sauvage, ne le crois
tu pas ? Ça grandit et grandit...). Oh, les
gars, tout est si facile. Il faut brûler l’esprit
jusqu’à ce que le corps gèle, je le
jure ! Contre les hommes pour la terre, contre la
bête pour survivre, contre les démons
pour garder la foi (les esprits et le destin...).
Un mot, ensemble, ils vont crier (court et prie. Si
tu as peur, tu ferais mieux de rester loin !). Un
grondement secoue toute la terre (commence à
chanter, à tourner et le tournoiement se débarasse
immédiatement de tous les péchés
!). Oh, les gars, tout est si facile. Il faut brûler
l’esprit jusqu’à ce que le corps gèle
! Un mot, ensemble, ils vont crier ! (feuilles de
vie, dents de piranha, personne ne quitte cet endroit
avant l'aube !). Contre la passion, pour l’amour (commence
à chanter, à tourner et le tournoiement
se débarasse immédiatement de tous les
péchés !). Oh, les gars, tout est si
facile. Il faut brûler l’esprit jusqu’à
ce que le corps gèle ! Nous pouvons encore
espérer un seul mot ensemble, brûler
l’esprit... Les gars, je jure que j'y étais
!
Make
Believe (Mensonges (Litt : Pour de semblant))
Assis
dans la prairie, regardant les mauvaises herbes pousser,
je chassais les cendres de mon esprit. J’ai écrit
mes propres phrases, maintenant tu suis ton chemin,
efface les derniers souvenirs de ton joli visage.
Je ne suis, après tout, qu'un homme seul, un
coeur solitaire ! Travaillant sur le futur, flottant
sur le destin, je faisais face aux circonstances,
j'éclairais les ombres, alors... Mensonges,
il n’y a pas de regrets des tes yeux. Ne vois-tu pas
? Nous ne pouvons pas revenir en arrière. Les
minutes sont suspendues, ma vie a été
gachée. Peut être voudrais-je mourir
un autre jour. Entend les murmures de ton espoir.
La réponse n’a pas été donnée.
Non, ne rit pas en me voyant pleurer, la fin je l’ai
laissée derrière (les murmures de ton
espoir sont restés derrière). Mensonges,
il n’y a pas de regrets des tes yeux. Ne vois-tu pas
? Nous ne pouvons pas revenir en arrière. Les
minutes sont suspendues, ma vie a été
gachée. Et j’ai essayé, peut-être
le nieras-tu. Des mots de paix pour le futur de nos
vies. Apporte moi autre chose qu’un coeur brisé...
Je n’attendrais pas que ma vie soit gachée,
peut être voudrais-je mourir un autre jour.
Quoi
qu'il arrive, lorsque je me retourne et regarde, mes
nerfs lâchent. Peut être en sais-tu plus
que moi alors dis moi ce qu’il est préférable
de dire. La faiblesse de mon esprit s'efface, garde
les secrets et je sais qu'il y a quelque chose qui
nous retient. Espérons que mes mains puissent
se changer en or et que mon coeur puisse briser la
glace pour donner un sens à mes pensées.
C'en est fini, un nouveau centenaire. Des gens croient
encore qu'ils sont des rois. Maintenant que tu as
ta propre voix, ton propre discours? N'attend pas
que quelqu'un d'autre soit d'accord. Nageant sans
croyance ni responsabilités, je sens juste
cette mer de béatitude. Mère nature
m'apporte, dans une fantastique pureté, tout
ce dont j'ai besoin. Comme une découverte d’adolescent.
Qu'est ce qui est plus merveilleux que ça ?
Essaye de te rappeler combien c’était bon.
Sentant la vie comme elle est. Croire ! ! Un nouveau
monde était né des rêves de l’homme.
Maintenant, nous marchons seuls. Les anges pleuraient,
tu les as entendu pleurer mais maintenant il est temps
de les faire chanter !
ici
se tiennent trois falaises au sommet desquelles les
vents soufflent. Le silence est omniprésent.
Trois oiseaux montent dans le ciel, tournent avant
de tomber. Attendant le jour où l’océan
et le ciel couvriront les terres d’un bleu profond.
La renaissance est terminée et j’espère
que je serais à nouveau le même. Prends
ma main et suis moi. Larges arbres aux manteaux verts.
Le temps n’a pas de place demain. Sent la beauté
des rêves sans fin. Attendant le jour où
l’océan et le ciel couvriront les terres d’un
bleu profond. La renaissance est terminée et
j’espère : "Devrais je fermer les yeux et prier
?" Je me sens comme si j'étais un traître...
être le même pour toujours ?
Lullaby
for Lucifer (Une berceuse pour Lucifer)
Dans
le sable, par la mer, j’ai laissé mon coeur
déverser mon chagrin. Un vautour est venu me
supplier : "Nourris moi avec ce morceau de viande
!" Je ne donnerai pas quelque chose qui m’est utile.
Dans une garderie,
j’ai laissé libre cour à mes envies.
Des enfants jouant autour d’un arbre, partageant des
pommes joyeusement.
Vient et reste
avec moi. Entoure les rêves de tes bras. J’attendrais
ici à tes côtés jusqu’à
ce que tu t’endormes. J’attendrais jusqu’à
ce que tu pleures sur tout moi les larmes que tu caches
à l’intérieur.
Traduit
et romancé par Mathieu
28.12.2000
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