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ANGRA
HOLY LAND

Genre : Métal Prog Symphonique
Année : 1996
Crossing
Nothing To Say
Silence And Distance
Carolina IV
Holy Land
The Shaman
Make Believe
Z.I.T.O.
Deep Blue
Lullaby For Lucifer

Holy Land d'Angra, l'album culte ! La traduction des paroles que vous trouverez ici est loin d'être une traduction littérale. Il s'agit plus de mon interprétation que j'aurais quelque peu romancée. Bien entendu, le résultat colle de près à l'original mais j'avoue m'être autorisé quelques écarts. En deux mots, il s'agit d'une libre adaptation des paroles de l'album Holy Land écrites par Andre Matos, Kiko Loureiro, Ricardo Confessori et Rafael Bittencourt.


Crossing (Traversant)



Nothing to Say (Rien à Dire)

Ça faisait bien longtemps que le même ciel nous surplombait. Tous les soirs, nous étions seuls sur notre navire, regardant le soleil descendre à l’horizon. Puis le jour est venu où nous nous précipitames sur le pont, armes à la main, sans aucune intention pacifique. Une terre inconnue nous tendait les bras et je voyais déjà l’or se réfléter sur ses collines couvertes de forêts. Notre honneur corrompu par les promesses de richesse, nous tuâmes et mourûmes dans la conquête de cette terre vierge. Ayant survécu, je repartis au Portugal le jour même et de retour chez moi, je ne dis rien. Je me sentais coupable et honteux, tout ce que j’avais fait me semblait insensé. Nous avions tué des indigènes sans défense et nous aurions désiré ne pas aller plus loin, creusant la tombe de notre conscience. Les sons des batailles résonnaient encore dans ma tête et je nous voyais, flotter sur une mer de sang, l’espoir de trouvé de l’or caché derrière l’horreur. Nous n’étions resté qu’une journée et de retour de cette terre, je n’avais rien à dire. Et depuis, combien d’années sont passées durant lesquelles, tous les matins, je me remettai progressivement à vivre, l’amour émergeant des regrets. Et pour ce qu’il reste de cette terre, je n’ai rien à dire.
 



Silence and Distance (Silence Et Distance)

Je suis ici depuis si longtemps. Silencieux et distant, j’écoute le chuchotement de mes profondes requêtes et peut-être que demain, j’oserai. Et tu es là à me regarder, en attente de quelque chose de nouveau alors que mes mains sont aussi vides que mon corps et mon esprit.  Je pourrais faire un effort mais au plus profond de moi, je préférerai être ailleurs. Ton regard est encore posé sur mon visage mais tu sais que tu ne pourras pas me retenir. Je vois les voiles prises dans le ciel bleu et j’ai bien l’intention de retourner à la mer. Mais ce vide me brûle de l’intérieur et me guide sur des miles infinis. Ne me laisse pas partir en mer, elle doit être beaucoup plus profonde que ce qu’elle semble. Je n’arrive pas à trouver le chemin vers la liberté. Nous ne voyons pas la solitude autour de nous. Maintenant, laisse moi partir sur la mer, les vagues ne peuvent pas être aussi hautes qu’elles le prétendent. A présent, je sais dans mon coeur que je n’oublierai jamais les voiles sur le ciel bleu qui font parties de ma vie. Je n’ai plus aucun regret et demain nous partagerons le silence et la distance jusqu’à ce que nos fautes soient réparées et tu seras la maîtresse que je n’oublierai jamais.



Carolina IV

Tout ce que je vois flotte avec le vent. Chaque jour la mer nous sert son lot de miracles et quoi qu’il puisse arriver à présent, je sais que ma vie commence ici. Cette musique a traversé le temps pour m’accompagner. Mes besoins commencent à m’inonder. Guidé par les mélodies de la mer, tu trouveras ton chemin. Enfin, je suis de retour chez mes ennemis. Ma vie recommence où je l'avais laissée, je reviens à la mer. Alors, pourquoi ne veux tu pas venir avec moi mon ami ? Les mêmes frissons que nous avions, le même espoir que nous cachions en nous. Depuis le jour où nous avons quitté la terre, nous étions anxieux. Le capitaine gardait un oeil sur ses cartes et disait "Nous avançons avec le vent". Dans le profond océan je vois le reflet de mon esprit. Nous avons avec nous un invité spécial et pour lui nous portons un toast. Carolina IV, mène nous au ciel. Sept hommes à bord qui mettent leur coeur à franchir les océans, à traverser le monde. Et je me souviens parfaitement de ce jour. pris dans la brûme, nous attendions de repartir. Carolina IV, mène nous au ciel. Il ne reste qu'un seul homme à bord. Les rêves des hommes leur ont parfois coûté la vie. Toute leur vie passait à rêver. J'ai été un fou, j'ai eu si peur. A présent, je te le dis avec mon coeur, je ne repartirais plus. Plusieurs années se sont écoulées et Il ne reste plus rien du bateau. Encore, je ne peux oublier le passé et ceux que j'ai laissé chez moi. Carolina IV, mène nous au ciel. Les sifflements des vents nocturnes me guide vers la tempête. Maintenant, je mourais en chantant : "J'ai été un fou, j'ai eu si peur. A présent, je te le dis avec mon coeur, je ne repartirais plus."



Holy Land (Terre Sacrée)

Nous sommes né dans un âge d’or. Oublions nos principes et voguons avec le vent pour rencontrer ceux qui rampent et prient sans chaussures aux pieds. Déployons la carte qui nous révèle le savoir, la magie, l'amour et aussi... ooh, et aussi... Transportés par des dieux en bois, nous avançons avec le ciel. Le sang jailli de ceux qui meurent et nous les bénissons... ooh et dançons... ooh et dançons encore... On a envoyé quelqu’un ici pour apporter un âge disparu depuis longtemps. Terre Sacrée, fais moi peur ! Mon esprit essaye juste d'être ton ami. La Terre Sacrée est autour de nous. Elle représente tout. Terre Sacrée, montre moi tes signes car je suis encore ici pour voir ton visage.



The Shaman (le Shaman)

Oh, les gars, j'ai vu le viel homme ! Il avait un masque de paille sur le visage. Une flamme, une explosion et les mots se réveillent (les graines de la magie vont germer...). Le guerrier en sang, il a combattu (feuilles de vie, dents de piranha, personne ne quitte cet endroit avant l'aube !). Contre la passion, pour l’amour (peau de serpent, un cri sauvage, ne le crois tu pas ? Ça grandit et grandit...). Oh, les gars, tout est si facile. Il faut brûler l’esprit jusqu’à ce que le corps gèle, je le jure ! Contre les hommes pour la terre, contre la bête pour survivre, contre les démons pour garder la foi (les esprits et le destin...). Un mot, ensemble, ils vont crier (court et prie. Si tu as peur, tu ferais mieux de rester loin !). Un grondement secoue toute la terre (commence à chanter, à tourner et le tournoiement se débarasse immédiatement de tous les péchés !). Oh, les gars, tout est si facile. Il faut brûler l’esprit jusqu’à ce que le corps gèle ! Un mot, ensemble, ils vont crier ! (feuilles de vie, dents de piranha, personne ne quitte cet endroit avant l'aube !). Contre la passion, pour l’amour (commence à chanter, à tourner et le tournoiement se débarasse immédiatement de tous les péchés !). Oh, les gars, tout est si facile. Il faut brûler l’esprit jusqu’à ce que le corps gèle ! Nous pouvons encore espérer un seul mot ensemble, brûler l’esprit... Les gars, je jure que j'y étais !



Make Believe (Mensonges (Litt : Pour de semblant))

Assis dans la prairie, regardant les mauvaises herbes pousser, je chassais les cendres de mon esprit. J’ai écrit mes propres phrases, maintenant tu suis ton chemin, efface les derniers souvenirs de ton joli visage. Je ne suis, après tout, qu'un homme seul, un coeur solitaire ! Travaillant sur le futur, flottant sur le destin, je faisais face aux circonstances, j'éclairais les ombres, alors... Mensonges, il n’y a pas de regrets des tes yeux. Ne vois-tu pas ? Nous ne pouvons pas revenir en arrière. Les minutes sont suspendues, ma vie a été gachée. Peut être voudrais-je mourir un autre jour. Entend les murmures de ton espoir. La réponse n’a pas été donnée. Non, ne rit pas en me voyant pleurer, la fin je l’ai laissée derrière (les murmures de ton espoir sont restés derrière). Mensonges, il n’y a pas de regrets des tes yeux. Ne vois-tu pas ? Nous ne pouvons pas revenir en arrière. Les minutes sont suspendues, ma vie a été gachée. Et j’ai essayé, peut-être le nieras-tu. Des mots de paix pour le futur de nos vies. Apporte moi autre chose qu’un coeur brisé... Je n’attendrais pas que ma vie soit gachée, peut être voudrais-je mourir un autre jour.



Z.I.T.O.

Quoi qu'il arrive, lorsque je me retourne et regarde, mes nerfs lâchent. Peut être en sais-tu plus que moi alors dis moi ce qu’il est préférable de dire. La faiblesse de mon esprit s'efface, garde les secrets et je sais qu'il y a quelque chose qui nous retient. Espérons que mes mains puissent se changer en or et que mon coeur puisse briser la glace pour donner un sens à mes pensées. C'en est fini, un nouveau centenaire. Des gens croient encore qu'ils sont des rois. Maintenant que tu as ta propre voix, ton propre discours? N'attend pas que quelqu'un d'autre soit d'accord. Nageant sans croyance ni responsabilités, je sens juste cette mer de béatitude. Mère nature m'apporte, dans une fantastique pureté, tout ce dont j'ai besoin. Comme une découverte d’adolescent. Qu'est ce qui est plus merveilleux que ça ? Essaye de te rappeler combien c’était bon. Sentant la vie comme elle est. Croire ! ! Un nouveau monde était né des rêves de l’homme. Maintenant, nous marchons seuls. Les anges pleuraient, tu les as entendu pleurer mais maintenant il est temps de les faire chanter !



Deep Blue (Bleu profond)

ici se tiennent trois falaises au sommet desquelles les vents soufflent. Le silence est omniprésent. Trois oiseaux montent dans le ciel, tournent avant de tomber. Attendant le jour où l’océan et le ciel couvriront les terres d’un bleu profond. La renaissance est terminée et j’espère que je serais à nouveau le même. Prends ma main et suis moi. Larges arbres aux manteaux verts. Le temps n’a pas de place demain. Sent la beauté des rêves sans fin. Attendant le jour où l’océan et le ciel couvriront les terres d’un bleu profond. La renaissance est terminée et j’espère : "Devrais je fermer les yeux et prier ?" Je me sens comme si j'étais un traître... être le même pour toujours ?



Lullaby for Lucifer (Une berceuse pour Lucifer)

Dans le sable, par la mer, j’ai laissé mon coeur déverser mon chagrin. Un vautour est venu me supplier : "Nourris moi avec ce morceau de viande !" Je ne donnerai pas quelque chose qui m’est utile.
Dans une garderie, j’ai laissé libre cour à mes envies. Des enfants jouant autour d’un arbre, partageant des pommes joyeusement.
Vient et reste avec moi. Entoure les rêves de tes bras. J’attendrais ici à tes côtés jusqu’à ce que tu t’endormes. J’attendrais jusqu’à ce que tu pleures sur tout moi les larmes que tu caches à l’intérieur. 


Traduit et romancé par Mathieu
28.12.2000