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Quitte les
chemins balisés...

Yawn
Materialism (2022)

Yawn, c’est du métal ambient prog. Les gars (des norvégiens) viennent de l’inventer tout à l’heure entre Oslo et Bergen.

Tu as la batterie qui cogne lourdement et de façon métronomique et c’est instrumental durant les quatre thèmes développés plus ou moins longs.

Ca semble improvisé, par moments totalement metal avec des riffs énormes de guitares frénétiques, puis ça se calme. Pas de l’ambient façon Eno, non. Plutôt des fonds sonores limite angoissants comme si on croyait entendre d’inquiétantes machines qui ronflent dans une quelconque et sinistre usine de banlieue (sinistre aussi) entre Trondheim et Stavanger.

Parfois, tu as une guitare qui s’agite, peut-être juste pour qu’on s’y retrouve un peu et bien sûr, ce disque n’est pas évident mais il étonne par son originalité et son aspect quelque peu déroutant et on s’y égare comme subjugué par l’atmosphère atypique de l’œuvre... si on veut bien s’y attarder bien sûr.

Bref, "Materialism", le bien nommé, est demandeur d’effort mais, un peu ardu, il a le mérite de quitter les chemins balisés de la variété internationale rock qui provoque souvent de sérieux bâillements, mot qui se dit... Yawn, outre-manche.

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Touche-à-tout de génie, Didier est aussi chanteur !

- Moi, je construis des marionnettes...